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 Rencontre entre femmes de poigne de fer [Ryltha]

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Lilou Askaràn
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MessageSujet: Rencontre entre femmes de poigne de fer [Ryltha]   Mer 18 Aoû - 19:05

Chlinks !

Laissant éclater sa colère, la chancelière venait d’exploser un vase qui ornait encore quelques secondes plus tôt le couloir qui menait à cette salle secrète. Connue des ex-sorassiens seulement, cette pièce était, « un Eden » pour Lilou. Unique lieu où elle pouvait tomber le masque, elle retrouvait sa nature profonde et libérait la frustration qui l’emplissait au fil des jours. Se tournant vers l’homme qu’elle avait abruti grâce à son pouvoir elle lui jeta un regard noir. Il n’était rien d’autre qu’une pauvre victime qu’elle avait ramassé dans une rue, qu’elle avait discrètement fait entrer dans le château puis dans cette salle.


« Excusez-moi, belle chancelière… »
« Pour quelle raison devrais-je t’excuser, Monrial ? »
« J’ai certainement du vous mettre en colère pour que vous éprouviez le désir de jeter ce vase contre le mur. »

Eclatant d’un rire froid, Lilou posa une main tendre sur la joue de son… jouet. Encore une fois, elle avait oublié l’espace d’un instant qu’il avait succombé à son pouvoir de séduction et que dès lors son monde ne tournait plus qu’autour d’elle. Tout ce qu’il pouvait raconter n’avait plus aucune valeur, ce n’était plus qu’un homme à la recherche de lui plaire. Rien de plus. Lui collant à présent une gifle à l’endroit exacte où elle l’avait caressé, elle se détourna de lui sans un mot. Elle ne l’avait pas amené pour succomber à ses désirs charnels mais plutôt à ses besoins de sang. Dès que la réunion prévue avec Ryltha serait terminée, elle passerait ses envies de meurtre sur le jeune homme, utilisant ses outils et son imagination fertile… et puis… Non, en faite, elle n’allait plus attendre, elle n’en avait pas la patience…

Se dirigeant vers le fond de la salle, elle sortit de son décolleté le pendentif qui ornait son collier. Une petite clé sombre qui ne payait pas de mine et qui de ce fait, attisait souvent bien des esprits curieux à la cour du roi de Novaris. Mais mystérieuse comme toujours, la chancelière ne révélait rien de ses petits secrets.
Pourtant tout mystère prenait fin ici, dans cette salle car dans le fond de la pièce trônait un coffre fermé par un cadenas qui ne s’ouvrait qu’avec la dite clé. Alors qu’elle se penchait pour glisser la clé à l’intérieur de l’orifice, elle souffla :


« Dis moi, Monrial, est ce que tu m’aimes ? »
« Plus que tout, ma dame… »
« Plus que ta propre vie ? »

Alors qu’elle sortait des chaînes de son coffre aux mille tortures, elle observa le jeune homme lui certifier d’un signe que c’était le cas. A en croire son regard énamouré, il n’y avait aucun doute ni pour lui ni pour Lilou. Satisfaite, elle glissa les chaînes dans les vieux anneaux fixé au mur et lui fit signe de venir. En deux ou trois mouvement, le jeune homme fut écartelé et si bien pendu par les bras que seul le bout de ses orteils frôlait encore le sol. S’approchant du jeune homme, la succube passât un bras autour de sa nuque avant de poser ses lèvres sur celle du pauvre humain. Presqu’aussitôt, des larmes de bonheur vinrent envahirent les yeux du jeune homme, humidifiant ses joues le long de deux traînées humides. Se reculant avec douceur, Lilou attrapa du bout de la langue l’une des larmes salées qui venaient de glisser sur la peau tendre de son amant.

« Monrial, moi aussi je t’aime… Ton goût est divin… »

Souriant, elle recula, abandonnant le jeune homme contre le mur tandis qu’elle retournait fouiner dans son coffre. Cela faisait trop longtemps qu’elle ne s’était offert pareille distraction. Et pour une fois que toute la cour était partie pour une partie de chasse, elle s’était faite passer pour malade, de manière à prendre un peu de bon temps sans risquer sa couverture.
Du coup, il lui fallait un matériel adapté à ses envies. Quelque chose qui lui permettrait de s’amuser sans que son jouet ne meure trop vite. Retirant quelques belles lames de ses affaires, ce fut un martinet de filaments métallique qui retint son attention. Avec ça, elle allait déjà pouvoir attendrir la chair. Ensuite, elle verrait…


« Que pourrais-je faire pour vous ma dame, pour vous rendre heureuse… Je ferai n’importe quoi… »

Revenant vers lui, la chancelière sourit. Puis faisant glisser le martinet sur le torse du jeune homme elle lui souffla dans un murmure rauque :

« Puisque tu en parle, il y a bien quelque chose que tu pourrais faire… Je voudrais que dans les prochains moments tu ne laisse échapper aucun son de ta jolie bouche. Quoi qu’il t’arrive. Et ce jusqu’à ce que je te donne l’ordre de parler… »

En silence, le jeune homme acquiesça, lui faisant comprendre qu’il ferait ce qu’elle avait ordonné. Pour tester le jeune homme, Lilou embrassa le jeune homme, puis elle mordit la lèvre inférieure du jeune homme jusqu’à ce que ses dents ne se rejoignent en traversant la chaire tendre. Sous l’effet de la douleur, le corps entier du jeune homme se tendit à l’extrême. Satisfaite qu’il n’ait laissé aucun son trahir sa douleur, Lilou lécha avec douceur le sang qui coulait sur le menton du jeune homme.
De là, la séance torture s’intensifia, passant des coup de martinet bien placés, au petit coup de lame et ensuite des morsures suivie d’embrassades plus ou moins agréable pour le jeune homme.

C’est alors qu’un moment de répits lui fut offert tandis que la porte secrète de la salle s’ouvrait. Stoppant son mouvement, elle tourna les yeux vers la porte afin d’être bien certaine que la personne qui entrait, était bien celle qu’elle attendait…
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Ryltha Hannaë
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MessageSujet: Re: Rencontre entre femmes de poigne de fer [Ryltha]   Mer 18 Aoû - 21:13

Syl' se prélassait au soleil pendant que l'élu de son cœur effectuait machinalement les mouvements de sa nouvelle vie. A savoir, passer le balais dans la chambre immense de sa majesté Julian de Novaris. Le roi, sous le conseil de son stupide bras droit et ami, Nathanaël De Corsac, avait décidé de limiter l'accès de sa chambre, y compris pour les tâches ménagères ! Donc Elle, Ryltha Hannaë, la meilleure espionne depuis des temps immémoriaux, se retrouvait à faire les poussières dans une chambre !!! Une chambre royale certes, mais l'affront était énorme !

* Fichu balais ! Fichu Corsac !... J'ai bien envie d'assaisonner à ma façon ses petits plats à celui-là ! *

Syl' sentait le mécontentement de l'espionne. Il devait lui aussi avouer que la situation commençait à l'énerver grandement. Lui cependant, ces séances ménagères ne le dérangeais pas plus que ça. Sauf quand Ryltha lui lançait un regard courroucé, comme en ce moment et commençait à s'en prendre à lui qui ne demandait rien... Après tout, il ne faisait que se poser dans la salle, loin du balais, au soleil... Et il ne faisait que dormir !

- Syl', mon cœur, tu as de la chance que nos vies soient liées....

Ce genre de menace laissait le serpent froid. Il les savait loin d'être sincère, et elle aussi d'ailleurs ! Mais il savait qu'elle avait besoin de se défouler. Il entrouvrit un œil et la langue bifide du serpent darda l'air. Pris d'un doute, il regarda à travers l'une des immenses fenêtres de la chambre. Le soleil était déjà haut dans le ciel.... Ils n'avait rien de mieux à faire à ce moment précis ?... Le roi était partit à la chasse, sa fille était avec les courtisanes, Lilou....

- Lilou....... J'espère qu'elle a une occupation, sinon....

D'un geste sûre, elle poussa toute la poussière sous le tapis royal. Elle attrapa son balais d'une main, releva légèrement sa robe de servante de l'autre, et se dirigea prestement dans les couloirs du château qu'elle connaissait par cœur. Par instinct, elle fit quelques détours bien que personne ne la suive. Elle arriva enfin devant ce couloir, à l'abri des regards indiscrets.
Elle n'était pas peu fière d'avoir découvert cette petite salle. Bon d'accord, Aliénor l'avait trouvé aussi, à peu près au même moment. Ce n'était pas encore un sujet de discorde, mais elle devait bien avouer que sa fierté aurait apprécié d'être l'unique personne à découvrir ce lieu. Car sa situation de servante n'était vraiment pas enviable ! Que dire de Lilou, qui était maintenant chancelière, et d'Aliénor, Chef de la garde !

D'humeur maussade, elle parcourut le couloir, s'arrêtant devant les débris de ce qui fut jadis un vase... Elle jeta à l'objet un regard plein d'amusement et d'amertume. L'amusement d'abord : sa nouvelle personnalité lui dictait d'utiliser ce stupide balais (qu'elle n'avait toujours pas lâcher) et de ramasser les morceaux immédiatement. L'amertume maintenant : était-ce une blague de la part de Lilou sur sa nouvelle fonction ? Cela ne serait pas la première....

Laissant de côté ses pensées maussades, elle se concentra de nouveau. Syl' était lui resté très concentré. Surtout qu'à l'entrée du couloir, il avait perçu une odeur fine qui l'émoustillait toujours : le sang.


- Lilou s'amuse on dirait ?

Le cliquetis des chaînes, bien que très faible leur parvenais. Aucun doute... La conseillère devait s'y donner à cœur joie ! Elle eut une pensée fugace pour la mare de sang qui devait se former lentement sous le corps du malheureux et que quelqu'un allait devoir tout laver...

* Pas moi...... J'obéis à beaucoup d'ordres, mais là, chacun ses problèmes !*

Elle ouvrit la porte, qui a son grand agacement émis un léger bruit, et pénétra dans la salle. Devant elle, un spectacle qu'elle n'avait plus vu depuis longtemps. L'homme, attaché par des chaînes à l'anneau du mur, était blessé sur toute la surface de son corps. Comme si on lui avait arraché toute sa peau. Et pourtant, le mouvement régulier et précipité de sa cage thoracique attestait qu'il vivait. Et ses yeux bien ouverts fixait avec extase la magnifique succube tournée vers la porte.
L'espionne devait admettre que le spectacle de la démone, avec une dague et un martinet, couverte de peu de sang, un sourire carnassier et d'immense plaisir figé sur son visage était impressionnant. Et en ce moment, elle appréciait grandement de ne pas être une ennemie. Ni de lui cacher quelque renseignement que ce soit. Car Ryltha en était sûre : si elle même cachait des détails à Lilou, cette dernière serait capable de la torturer pour l'obtenir, et ce pour le bien de Markhal.


- Intéressant ! Je n'avais pas vu de pareil spectacle depuis trop longtemps ! Les salles de torture de Soras... Ce lieu me manque ! Je dois bien avouer que je n'ai pas votre dextérité dans ce domaine.

Ryltha s'approcha de la malheureuse victime. Ses yeux lançaient des éclairs, comme s'il désapprouvait la présence d'une tierce personne qui venais déranger le si doux moment d'intimité avec l'élu de son cœur...

- Il est encore conscient... Et en plus il ne parle pas.

* Et il n'aime pas tes paroles. Tu offenses sa maîtresse en parlant de torture ! Il n'y vois qu'un jeu plaisant, Ryltha ! *
* Je le sais mon cœur. Ce n'est pas la première fois que nous assistons à pareil spectacle.*


- Bref ! Vous souhaitez terminer ce que vous avez commencé, ou on passe directement au vif du sujet ?

La phrase aurait eu beaucoup plus d'impact et de prestance si elle avait été vêtue de sa tenue d'en-temps, et si elle n'avait pas gardé se foutu balai en main !!!!


Dernière édition par Ryltha Hannaë le Jeu 19 Aoû - 22:39, édité 1 fois
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Lilou Askaràn
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MessageSujet: Re: Rencontre entre femmes de poigne de fer [Ryltha]   Mer 18 Aoû - 22:56

Dans le rayon de lumière, Lilou vit apparaître Ryltha, la chef des espions de Soras. Cela faisait plusieurs semaines que es deux femmes n’avaient pu se voir. Soit à cause de l’intérêt trop écrasant de Nathanaël De Corsac qui n’avait aucune confiance en la chancelière soit à cause du travail de persuasion intensif dont Lilou avait été chargée pour que le roi accepte d’entrer en contact avec l’empire de Krynn. Enfin bref, rien de bien agréable pour la succube qui à force, avait les nerfs à vifs.

Observant Ryltha dans son nouvel uniforme, un éclat de malice s’illumina dans ses yeux bleus acier, tandis qu’elle se mordait la lèvre inférieure pour ne pas laisser trop apparaître le petit sourire moqueur qui venait d’étirer ses lèvres. Pourtant, si à ce moment précis, la chancelière avait un rire nerveux qui remontait au fond de sa gorge, elle ne supportait pas de voir l’état dans lequel les alliés de Markhal se trouvaient en ce moment présent. Tous plus ou moins affublé de masques et d’uniformes grotesque dans l’attente d’un mouvement du roi de Novaris.


- Intéressant ! Je n'avais pas vu de pareil spectacle depuis trop longtemps ! Les salles de torture de Soras... Ce lieu me manque ! Je dois bien avouer que je n'ai pas votre dextérité dans ce domaine.

Souriant, Lilou prit appuis sur son homme, juste là où une plaie béante saignait abondamment. Oui, Ryltha avait raison, cela faisait bien trop longtemps qu’elle ne s’était plus adonnée à son passe temps favoris. Et c’était à changer car seule cette activité pouvait la détendre et lui permettre d’être agréable avec ce bon à rien de roi. Glissant l’indexe sous a peau du jeune homme, lui tirant une grimace de douleur. Elle prit une attitude pensive sur les mots de la chef des espions, pas le moins du monde dérangée par le tressaillement douloureux du jeune homme. Oui, il fallait bien admettre qu’elle avait beaucoup d’imagination pour s’occuper de ses prisonniers. Mais, parfois elle craignait que ses capacités ne perdent de leurs puissances par manque d’entraînement… Etait-ce possible ? Au fond d’elle, elle en doutait car plus qu’un travail, c’était une passion.

« Oui, vous avez raison… Cela faisait bien trop longtemps… C’est pour cela que je compte bien le faire tenir le plus longtemps possible… »

- Il est encore conscient... Et en plus il ne parle pas.

S’approchant de sa victime Ryltha sembla le jauger en silence. C’est alors que Lilou remarqua le regard que Monrial lançait des regards courroucés à la nouvelle arrivante. La chancelière claqua de la langue de manière désapprobatrice tandis qu’elle enfonçait l’indexe un peu plus profondément dans la blessure du jeune homme. Sous cet avertissement, le jeune homme baissa les yeux. A la remarque de Ryltha, la succube lui rendit toute son attention. Avec un simple hochement de tête, elle murmura :

« Oh j’aurai préféré l’entendre chanter des sons que lui-même ne peut imaginer… Malheureusement, dans ce château, les murs ont des oreilles. Et je ne peux me permettre de risquer mon… image… »

Posant son martinet sur l’épaule de sa proie sans aucune douceur, Lilou passât une main dans les cheveux du jeune homme sans le lâcher du regard. Pour le moment, elle hésitait encore à lui briser simplement et proprement la nuque ou bien elle le gardait pour plus tard…

- Bref ! Vous souhaitez terminer ce que vous avez commencé, ou on passe directement dans au vif du sujet ?

D’un coup, elle l’embrassa froidement avant de se détourner de lui. Elle traversa la salle sans plus jeter un regard à son jouet et allât s’asseoir à la longue table. Elle avait à faire, elle en avait assez de rester au point mort…

« Mon jouet attendra, je préférerai entendre les dernières informations que vous avez pu glaner… »
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Ryltha Hannaë
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MessageSujet: Re: Rencontre entre femmes de poigne de fer [Ryltha]   Jeu 19 Aoû - 23:28

Syl' suivait d'un oeil attentif tous les échanges verbaux des deux femmes. La chaleur et l'odeur présente à cause du sang aiguisait son esprit. Il sentit l'imperceptible amusement de la succube. Mais un amusement bien amer. Il admira comme sa maîtresse l'homme torturé qui n'émettait aucun son. Et il admira d'avantage le contrôle total de la démone sur son innocente victime... Pas un mot, juste un claquement de langue, un geste et un regard suffisait. Du Grand Art !

« Oh j’aurai préféré l’entendre chanter des sons que lui-même ne peut imaginer… Malheureusement, dans ce château, les murs ont des oreilles. Et je ne peux me permettre de risquer mon… image… »

Ce fut au tour de Ryltha de rire jaune ! À Soras, les murs avaient aussi des oreilles. Et toutes ces oreilles venaient faire leur rapport à elle, et non au chef des espions de ce château qu'elle traquait le plus discrètement possible. Elle avait des pistes, mais elle avait les mains trop liés pour pouvoir mener son enquête comme elle l'aurait souhaiter. Et surtout, elle n'avait personne à qui déléguer des tâches minimes qui lui aurait fait économiser un temps précieux.

« Mon jouet attendra, je préférerai entendre les dernières informations que vous avez pu glaner… »

Syl', comme à son habitude s'installa le plus confortablement possible dans un coin, gardant toujours en vue la porte, la victime malheureuse, la succube et son âme soeur. Comble du bonheur, cet endroit miraculeux se situait à côté d'une torchère, donc au chaud !
Ryltha suivit la chancelière jusqu'à la table. Elle laissa Lilou s'installer, elle-même ayant décidé de rester debout. Elle attrapa un parchemin vierge qui se trouvait sur la table et se mit à tracer de nombreuses lignes ordonnées. Un plan détaillé pour être exact. Sur ce plan, dessiné d'une main appliquée et certaine, elle ajoutait de temps en temps des annotations : 5C, 3C, 1M + 2C.... En même temps que ce tracé, elle commença son rapport :


- Je ne parviens pas à avancer autant que je le voudrais pour glaner mes informations. Comme vous le savez, nous ne sommes que deux espions à être présent dans ce royaume, et mon malheureux collègue s'est mit à dos Nathanaël de Corsac... D'ailleurs, celui-ci nourrit à votre égard des soupçons... Je me demandait s'il ne serait pas possible de le faire assassiner pas Aliénor...

Elle cessa de parler. Elle n'était pas sans savoir que la relation entre ces deux là n'était pas tout à fait fausse... Ou bien elle avait mal interprété ce qu'elle avait vu. Ce qui malheureusement était fort probable en présence de l'ange déchu.
Cette pause orale se prolongea, car le plan qu'elle dessinait se compliquait énormément. Le tracé prenait forme. Il représentait des successions de plans, représentant en réalité plusieurs étages d'un bâtiment.


- Bref, ce de Corsac (on sentait tout le mépris qu'elle possédait dans la prononciation de ce nom) est de plus en plus méfiant. Il a conseillé au Roi Julian de faire limiter l'accès de sa chambre. Il n'a pas pensé à m'écarter, n'aillez crainte !
Je pourrais vous faire un rapport détaillé sur les activités nocturnes et diurne du Roi
(*et de sa maîtresse...*) et de sa fille, mais je n'y vois pas grand intérêt, n'est ce pas ?

Elle demandait une confirmation, mais de toute façon, elle n'avait pas l'intention de faire un tel rapport à l'oral. Surtout qu'elle avait déjà pris de nombreuses notes, et qu'il lui suffirait donc de les transmettre à Lilou si celle-ci se montrait un réel intérêt à perdre un temps précieux en peccadille !

- Les meilleures nouvelles que je possède m'arrivent d'Aloïs. Comme vous le savez, j'y ai laissé tous mes espions ou presque. L'un d'eux ( * Un jeune homme talentueux, que je dois retrouver... Il ferait un excellent successeur...*) a réussi à entrer dans la prison de Markhal. Il a donc confirmé ce que nous savions déjà : un homme seul ne peux en aucun cas libérer Markhal. Cependant, son rapport regorge de petites informations splendides !
La première sont ces plans. Il s'agit de l'organisation globale de la prison. Mais vous vous souvenez certainement que des mages Elfes modifient régulièrement le labyrinthe menant à la cellule de notre cher Roi. C'est un réel problème qui nous bloque depuis déjà très longtemps. Seulement, mon espion pense avoir trouvé une faille. Après chaque changement, il subsiste une base commune, qu'il m'a transmis. C'est ce que je vous ai dessiné. Mais aussi, il a remarqué que les Elfes s'appliquaient à mettre en place certaines choses pour qu'aucun chevalier ne se perde. Il n'a pas encore identifié avec exactitude leurs repères, mais si quelqu'un le peut, c'est bien lui !
Deuxième chose importante, il m'a transmis le nombre exact et la position fixe, si elle existe, des chevaliers et des magiciens. C'est ce que j'ai par des C pour les chevaliers, et des M pour les mages elfes.
Troisième chose. Il m'a aussi dégoté le nom de nombreux gardes plus ou moins permanent, très proches de Markhal. Il faudra voir avec Aliénor, mais je pense que leur graisser la pâte, les menacer et leur montrer ou peut se situer leur intérêt ne serait pas une mauvaise idée.
Bien sûr, ce n'était qu'un rapport préliminaire. Connaissant ce jeune espion, d'autres arriveront, encore plus détaillés.


Pendant sa longue tirade (elle n'avait pas parlé autant, sans faux-semblant depuis leur dernière réunion sérieuse... Qui remontait déjà à plus d'un moi...) Ryltha avait fini son plan. Il se composait de six niveaux, de plus en plus compliqués. Et contenant de plus en plus de C et de M....
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Lilou Askaràn
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MessageSujet: Re: Rencontre entre femmes de poigne de fer [Ryltha]   Ven 20 Aoû - 13:22

Attendant que Ryltha esquisse un mouvement, la chancelière observa ses mains pâles. Personne, à la cour du roi de Novaris, ne pourrait imaginer quels redoutables instruments de tortures elles faisaient. Elles paraissaient si délicates, loin de toutes perversions.
Enfin… Quand ses doigts n’étaient pas recouverts du sang poisseux d’un innocent. Souriant avec malice, elle choisit le doigt le plus recouvert et entreprit de le sucer. Et tandis qu’elle profitait des derniers résidus sanglants de son prisonnier, Lilou observa la chef des espions prendre un parchemin vierge. A n’en pas douter, elle avait des informations en nombre, ce qui réjouit la succube qui cessa toute activité pour se pencher en avant.

D’une main sûre, son interlocutrice reproduisait un étrange plan. Et pour autant que Lilou le sache, elle ne l’avait jamais vu au par avant. Ce n’était pas le château bleu, elle en était certaine car elle y avait assez déambulé pour en connaître les moindres recoins. Et bien que sa curiosité soit piquée au vif, la succube n’émit aucun son, attendant patiemment que Ryltha prenne la parole. Ce n’était pas par pure politesse qu’elle le faisait mais bien parce qu’elle avait peur qu’en la distrayant, des petits détails lui échappent et ne soient pas reporté sur le papier.
Remarquant alors que Ryltha allait commencer à parler, elle releva les yeux du plan pour les planter dans la nuque de la jeune femme. Si l’espionne avait relevé les yeux pour lui parler, ce serait en l regardant droit dans les yeux, qu’elle aurait prit part à la discussion. Mais étant donné qu’elle continuait son schéma, Lilou se contenta de fixer sa nuque.


- Je ne parviens pas à avancer autant que je le voudrais pour glaner mes informations. Comme vous le savez, nous ne sommes que deux espions à être présent dans ce royaume, et mon malheureux collègue s'est mit à dos Nathanaël de Corsac... D'ailleurs, celui-ci nourrit à votre égard des soupçons... Je me demandais s'il ne serait pas possible de le faire assassiner pas Aliénor...

Avec un mince sourire, Lilou se laissa glisser dans son siège. Nathanaël de Corsac, une plaie parmi toute en ce bas monde. Elle avait beau le détester, elle devait bien admettre qu’il était bien plus clairvoyant que son ami Julian. Et c’était bien ce qui le rendait dangereux. S’il avait été roi de Novaris, jamais Lilou n’aurait put atteindre pareille place dans le royaume. Car, depuis son arrivée, elle avait beau être ce qu’on attendait d’elle cet homme là ne lui avait jamais fait confiance. Allant même jusqu’à conseiller le roi de la renvoyer. Mais la chancelière n’avait pas peur de cet homme. Bien qu’il soit un adversaire à garder à l’œil, elle avait une bonne prise sur Julian, ce qui lui assurait une tranquillité à toute épreuve. Jusqu’au jour où elle remarquerait de subtil changement dans la personnalité du roi. Et là, elle passerait à l’attaque, utilisant peut-être son pouvoir sur cet idiot.

« Je comprend vos appréhensions mais j’imagine que le tuer ne fera que donner plus de poids à ses paroles. Et donc plus de doutes sur nous. Non, j’ai un travail tout autre pour cette chère Aliénor. Et pour cela, j’aurai besoin que vous vérifiez avec elle ses capacités en matière d’espionnage. Car si elle fait un assassin talentueux, je veux être sûre qu’elle sera capable d’espionner sans être prise… »

Lilou avait bien observé Nathanaël ces derniers temps. A cette époque, elle hésitait encore entre le tuer de manière « accidentelle » ou alors le toucher de son pouvoir et le rendre complètement idiot. Ces deux solutions lui avaient pourtant semblée trop extrêmes et risquaient de lui couter sa couverture et son poste. C’est alors qu’elle avait capté la manière dont cet homme regardait Aliénor. Il la trouvait belle et la respectait, tout ce qu’il lui fallait pour le manipuler. Et si Aliénor jouait bien son rôle, elle pourrait le faire tomber amoureux d’elle pour ensuite lui tirer des informations… Et peut-être même, épancher ses inquiétudes envers des potentiels espions dans le château. Ce qui laisserait une plus grande liberté aux autres ex-sorassiens. Et c’était pour cette raison qu’il fallait que Ryltha veille à ce qu’Aliénor soit capable de réaliser ce plan sans se faire prendre. Et qui mieux que le chef des espions lui-même, pourrait la former ?
Pourtant si elle faisait confiance à Aliénor, Lilou savait qu’elle devrait garder toute son attention sur elle. Car dès que les sentiments entraient en ligne de compte, même le plus loyal des sorassiens pouvait perdre l’esprit et se vendre à l’ennemi.


- Bref, ce de Corsac est de plus en plus méfiant. Il a conseillé au Roi Julian de faire limiter l'accès de sa chambre. Il n'a pas pensé à m'écarter, n'aillez crainte !
Je pourrais vous faire un rapport détaillé sur les activités nocturnes et diurne du Roi et de sa fille, mais je n'y vois pas grand intérêt, n'est ce pas ?


Se redressant lentement, Lilou appuya ses mains sur son propre bout de parchemin vierge. Ce de Corsac devait être mis hors d’état de nuire avant qu’il ne les empêche tous de bien faire leur travail. Car si Lilou était hors de danger, elle ne pouvait en dire de même de chacune des personnes qui travaillent avec elle pour le retour du roi de Soras. Et si son plan fonctionnait, elle pourrait ne plus le compter parmi les éléments gênants sa réussite.
Quant à Julian, qui ne lui inspirait que du mépris par sa faiblesse et son esprit naïf, elle n’en avait cure. Un jour, si le plan le requerrait, elle passerait ses nuits entre les draps de cet homme. Mais, aux grands dieux de la guerre, elle espérait vraiment ne pas devoir en arriver là. Il avait un goût prononcé de savon et son corps n’avait pas la splendeur d’un vrai roi, contrairement à celui de Markhal. Et même s’il y avait cinq ans qu’elle ne l’avait plus vus, les soins qu’elle avait du lui prodigué à l’époque, lui avait permis de mémoriser chaque cicatrices ou écailles qui jalonnaient son torse musclé. C'est dire, si elle pouvait comparer...
Se rendant compte que son esprit l’avait emmené bien loin de la réalité, la succube laissa un soupir lui échapper tandis qu’elle gardait en souvenir le plaisir de soigner un homme viril contrairement à sa réalité présente.


« Aucun. Cette fille n’a jusqu’à ce jour témoigné d’aucun intérêt. Pourtant, j’aimerai que vous laissiez tout de même une oreille trainer chez cette fille. Je dois lui empêcher d’avoir un homme dans sa vie si je veux pouvoir mettre mon plan à exécution… »

Depuis qu’elle l’avait vue la première fois, Lilou avait l’intention de tout faire pour que la princesse et Robin se marie. Après tout, s’ils finissaient ensemble avant d’être renversés, ce serait une bonne manière de faire de Novaris une annexe du nouvel empire, dirigé par le seul roi admissible.
Et en parlant de Markhal, il semblait que Rylta possède de nouvelles informations. Décrispant ses mains, elle se réinstalla en silence dans son siège pour observer calmement l’espionne. Sur le parchemin, dernière trace de ses humeur, des empreintes sanglantes tâchaient le parchemin encore immaculé quelques instants au par avant…


- Les meilleures nouvelles que je possède m'arrivent d'Aloïs. Comme vous le savez, j'y ai laissé tous mes espions ou presque. L'un d'eux a réussi à entrer dans la prison de Markhal. Il a donc confirmé ce que nous savions déjà : un homme seul ne peut en aucun cas libérer Markhal. Cependant, son rapport regorge de petites informations splendides !

Avec une chaleur nouvelle, Lilou se contenta de hocher de la tête tout en écoutant Ryltha. Cette dernière avait gardé les meilleures informations pour la fin. Et tout à coup, les plans face à elle prenaient une toute nouvelle importance aux yeux de la chancelière. Ce n’était pas les plans du château, comme elle l’avait bien remarqué, mais plutôt les plans d’une prison. Et quelle prison, la prison qu’elle croyait encore quelques jours au par avant inaccessible…

- La première sont ces plans. Il s'agit de l'organisation globale de la prison. Mais vous vous souvenez certainement que des mages Elfes modifient régulièrement le labyrinthe menant à la cellule de notre cher Roi. C'est un réel problème qui nous bloque depuis déjà très longtemps. Seulement, mon espion pense avoir trouvé une faille. Après chaque changement, il subsiste une base commune, qu'il m'a transmise. C'est ce que je vous ai dessiné. Mais aussi, il a remarqué que les Elfes s'appliquaient à mettre en place certaines choses pour qu'aucun chevalier ne se perde. Il n'a pas encore identifié avec exactitude leurs repères, mais si quelqu'un le peut, c'est bien lui !

Souriant avec douceur l’espace d’un moment, Lilou sembla tout autre le temps de quelques secondes. Etait-ce l’espoir qui venait d’illuminer ses prunelles ? Ou était-ce une nouvelle vague de soif de vengeance ? Difficile à dire tant ces deux sentiments étaient liés en elle. Ne voulant pas interrompre un rapport aussi intéressant, la chancelière gardât pour elle toute remarque. Elle était à présent trop impatiente que pour ne souffrir le moindre silence ou détournement de conversation. Se rapprochant du plan, elle fit tout de même comprendre à Rytha qu’il était temps de lui expliquer en détails ce que représentait ce schéma.

- Deuxième chose importante, il m'a transmis le nombre exact et la position fixe, si elle existe, des chevaliers et des magiciens. C'est ce que j'ai par des C pour les chevaliers, et des M pour les mages elfes.
Troisième chose. Il m'a aussi dégoté le nom de nombreux gardes plus ou moins permanent, très proches de Markhal. Il faudra voir avec Aliénor, mais je pense que leur graisser la pâte, les menacer et leur montrer ou peut se situer leur intérêt ne serait pas une mauvaise idée.
Bien sûr, ce n'était qu'un rapport préliminaire. Connaissant ce jeune espion, d'autres arriveront, encore plus détaillés.


Acquiesçant, Lilou se releva. Puis se rapprochant du plan, elle l’observa en silence. Prenant le temps de compter le nombre exact de chevaliers et de mages, ainsi que leur position exacte. Puis avec douceur, elle laissa glisser le seul de ses indexes qui n’était plus recouvert de sang à l’emplacement exact où devait se trouver le prisonnier. Son regard perdu dans le vague laissa comprendre qu’il ne fallait pas la déranger pour le moment. Son esprit retord fonctionnait à plein régime…

« Votre espion… Vous a-t-il parlé d’un chevalier qui porte une cicatrice sur le visage ? »

Si Leonis Ourha était encore au service de Robin de Langcaster, il était important de savoir à quelle position exacte il se trouvait. Car si cet homme était un honnête chevalier, il était aussi un redoutable adversaire vouant une haine féroce à Markhal. Il était donc dangereux car probablement impossible à deviner…
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Ryltha Hannaë
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MessageSujet: Re: Rencontre entre femmes de poigne de fer [Ryltha]   Ven 20 Aoû - 15:19

Pendant son rapport, Ryltha avait bien entendu noté dans un coin de sa tête les remarques de Lilou. Certains ordres allaient être simples à suivre, car elle le faisait déjà. L'espionne passait le plus clair de son temps avec le Roi ou avec sa fille. D'ailleurs, elle ne devait pas oublier de signaler une initiative personnelle concernant la princesse... Pour l'autre, à savoir de vérifier les aptitudes d'Aliénor, elle n'en voyait pas réellement l'intérêt, mais il s'y plierait.

Rytlha vit avec satisfaction le contentement de la conseillère face à son rapport. Bon, elle ne faisait que retransmettre un rapport déjà excellent de son meilleur espion, mais la fierté était là ! La conseillère était déjà d'excellente humeur après sa séance de torture, ce qui aidait aussi. Mais surtout, les choses allaient enfin bouger ! La libération de Markhal ne lui avait pas paru moins insurmontable et aussi proche depuis bien longtemps !

À la question de Lilou, elle ne put réprimer un soupir exaspéré... Certes, ce jeune espion n'avait pas énormément d'expérience, cependant, s'il ne savait pas reconnaître le chef de la garde, elle se serait pendu sans attendre un moment ! Mais, se rappelant de qui elle avait en face d'elle, elle reprit d'un ton neutre, bien que l'affront était énorme...


- Ma chère... Je vous parle là de mon meilleur espion, peut être même de mon successeur... Il sait qui est Léonis Ourha, et il a passé le plus clair de son temps à paraître innocent face à lui pour obtenir autant d'informations ! Je ne me serais même pas présentée à vous s'il n'avait su reconnaître le pire ennemi de Markhal, ou s'il m'avait fait un rapport sans une ligne sur le bras droit de Robin...
Pour répondre à votre question, le chevalier ne s'est pas donné de place fixe dans la prison. Il est très présent, comme s'il était « partout et nul part à la fois ». Ce sont les mots même de mon espion.


Elle fixa un instant la plan qu'elle venait de tracer. Elle vérifia consciencieusement que toutes les informations qu'elle détenait figuraient bel et bien sur le parchemin. Elle rajouta si et là quelques symboles, qui au delà des zones fixes représentaient les parties changées régulièrement par les Magiciens Elfes. Elle ne put s'empêcher un reniflement dédaigneux... S'ils avaient beaucoup avancé, ces zones variables étaient quand même très étendues et très nombreuses. Et bien sûr, elle se situait sur le chemin de la cellule... [i]

- Il est bon de noter que les magiciens ne changent jamais l'emplacement de la cellule, ni celle des salles des gardes. Car une fois dans le labyrinthe, si nous sommes malheureusement incapable d'en obtenir un plan, nous pourrons toujours nous repérer suivant la direction d'arrivée des gardes...

[i]Le problème du labyrinthe n'était pas le plus urgent. Car temps qu'il ne se trouvait pas à Aloïs, qu'ils connaissent le chemin ou non leur ferait une belle jambe ! Mais si son espion prodige parvenait à identifier les repères des chevaliers, tout serait acquis !
Et cela la mettait de fort bonne humeur !


- Pour les aptitudes d'Aliénor, je veux bien les vérifier, mais je suis certaine qu'elle est à la hauteur. Il n'y a que peu de différence entre l'espionnage et l'assassinat. Les faux-semblants sont les même, la tromperie est elle aussi enseignée. Si vous m'aviez poser la question il y a de ça cinq ans, j'aurais eu plus de choses à apprendre à Aliénor. Cependant, elle s'est sociabilisée depuis, donc je ne me fais aucun soucis pour elle...

Si l'ange déchue était restée la même qu'au temps de Soras, Ryltha aurait éclaté de rire si on avait confié à la chef des assassins une mission d'espionnage... Espionner, donc questionner sans en avoir l'air, donc parler avec un autre, était hors de portée de l'assassin quelques temps auparavant...

- Pour en revenir à la princesse, mes oreilles traînent en permanence à ses côtés lorsque vous même vous situez à côté du roi. Et je dois vous avertir d'une initiative personnelle... Un jeune homme faisait bonne impression auprès de Julian, et la princesse n'était pas insensible au charme du bellâtre... Issu d'une bonne lignée il me semble. Il se trouve que ce jeune homme a été retrouvé dans le bordel le plus infâme de la ville, en compagnie d'une prostituée... Le roi était outré du comportement du jeune homme qui fut bien incapable de lui expliquer sa présence en ce lieu immonde...
Pour tout vous expliquer, je lui ai mis un puissant narcotique dans sa tasse lorsqu'il prenait un thé dans le salon privé du monarque. Ce blanc bec aurait été capable de demander séance tenante la main de la princesse... Au bout d'une dizaine de minute, il a demandé congé, pour prendre l'air... L'effet de ce poison est redoutable, car rapide et pas trop dangereux ! Je vous le recommande chaudement. Bref ! J'ai suivi ce nobliau qui prenait la direction des quartiers chics. Par un autre poison, j'ai modelé ses désirs. Il s'est donc naturellement dirigé vers le bordel que je lui avait suggéré. Après quoi, mon plan a mieux fonctionné que ce que j'escomptais. Il a du avoir un coup de sang car la prostitué a faillit ne pas s'en sortir.
J'étais retourné entre temps au château et sous forme de « on dit » j'ai informé le roi de la présence du jeune noble dans la maison de passe... Il l'a viré du château, faisant de lui une persona non grata dans la capitale toute entière !


Au souvenir de cette journée mémorable, et de loin plus amusante que n'importe quelle autre, Ryltha avait un sourire retors figé sur le visage. Depuis quand n'avait-elle pas, par pure plaisir, traîné quelqu'un dans la boue de cette façon ? Et depuis combien de temps ne pouvait-elle plus utiliser quand bon lui semble et sur la personne de son choix des poisons de sa fabrication ?

Syl' ne prêtait qu'une attention distraite à la conversation. Le rapport que venait de faire Ryltha, il le connaissait par cœur. Pendant les intrigues de son âme sœur, il était toujours aux premières loges ! Quand aux ordres de Lilou, il en serait le premier informé, puisqu'il suivait sa maîtresse comme son ombre !
Par contre, il était très concentré sur les vibrations qui lui parvenaient... Il n'aimait pas ce château ! Les pierres étaient plus dense qu'à Soras, donc il lui arrivait encore de se tromper quant à la distance des gens alentours. Les vibrations constantes les plus proches venaient du pauvre garçon attaché au mur, tremblant de douleur. D'autres parvenaient du couloir principal, avant le passage vers le couloir qui menait à cette salle... Mais, il n'était pas sûr que personne ne vienne dans le couloir secret... Il fit part de ses craintes...


- Sylréan'n me fait part de ses inquiétudes. Il craint que quelqu'un se trouve derrière la porte... Désirez-vous que je vérifie ?
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Lilou Askaràn
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MessageSujet: Re: Rencontre entre femmes de poigne de fer [Ryltha]   Lun 23 Aoû - 0:05

- Ma chère... Je vous parle là de mon meilleur espion, peut être même de mon successeur... Il sait qui est Léonis Ourha, et il a passé le plus clair de son temps à paraître innocent face à lui pour obtenir autant d'informations ! Je ne me serais même pas présentée à vous s'il n'avait su reconnaître le pire ennemi de Markhal, ou s'il m'avait fait un rapport sans une ligne sur le bras droit de Robin...
Pour répondre à votre question, le chevalier ne s'est pas donné de place fixe dans la prison. Il est très présent, comme s'il était « partout et nul part à la fois ». Ce sont les mots même de mon espion.


Avec malice, Lilou constata que l’espionne ne supportait qu’on puisse mettre en doute les compétences de son préféré. Et quoi de plus amusant de la voir le défendre avec véhémence. Pour un peu, la chancelière se serait presque permise de la titiller un peu, mais elle n’était pas là pour ça et n’éprouvait aucune envie de jouer pour le moment. Après tout, elle possédait déjà un jouet qui l’attendait bien patiemment.
Cependant, si Lilou acceptait encore les mouvements d’humeurs, jamais elle ne laisserait qui que ce soit la prendre pour une idiote. Et encore moins lui faire comprendre par des soupirs exaspérés. Il y avait des limites à la patience de la démone et si quelqu’un les outrepassait en connaissance de cause, il paierait son insolence de la même manière.
Car si pour Ryltha, il était évident que son petit protégé était tout à fait hors catégorie, Lilou devait, elle, s’en assurer. Elle ne pouvait pas trahir tout un royaume si elle ne s’entourait pas des êtres les plus doués.
Sans un mot, elle nota bien dans son esprit qu’il faudrait qu’elle rencontre cet espion si brillant. Si un jour elle désirait le prendre à son service, ou bien tout simplement se débarrasser d’une espionne devenue trop gênante, il lui faudrait quelqu’un à la hauteur… Après tout s’il était parvenu à berner Leonis Ourha lui-même, il devait être hors norme…


« J’en suis heureuse chère Ryltha. Ceci prouve que votre clairvoyance en matière d’espion n’a d’égal que de votre esprit retord. »

Bien que ses paroles soient de relatifs compliments, le ton de sa voix s’était refroidi, laissant entendre que son humeur était en chute libre. Sans doute était-ce du aux dernières paroles de Ryltha ou peut-être aux inflexions condescendantes que la chancelière avait senti poindre dans sa voix. Qui pourrait le dire ? Lilou était déjà femme lunatique en temps normal…
« Partout et nulle part à la fois », voilà bien un état dérangeant aux yeux de la succube. Comment un simple humain pouvait-être si problématique ? Depuis le jour où elle avait entendu son nom, où elle avait croisé son regard, ce chevalier s’était révélé être le grain de sable sabotant le rouage de leur plan de guerre. Pire que n’importe quel autre ennemi, il s’était montré si tenace qu’il était parvenu à les déstabiliser.

En réalité, ce chevalier n’était rien d’autre qu’une erreur de jeunesse de Markhal, aux yeux de la conseillère. Car si son roi l’avait tué en bonne forme, à présent l’humain serait mort. Juste une hésitation et une vie épargnée… Et voilà qu’une calamité s’abattait sur eux. Mais cela n’était rien, si Markhal ne l’achevait pas lui-même, la succube s’en occuperait avec délice. Et là, le chevalier découvrirait ce qu’est souffrir à en perdre la tête ! Car c’est ce qui l’attendait s’il tombait entre ses mains… Elle lui ferait perdre petit à petit toute raison sous ses mains expertes… Jusqu’à ce qu’elle n’éprouve plus que de l’ennui et qu’elle en finisse…


- Il est bon de noter que les magiciens ne changent jamais l'emplacement de la cellule, ni celle des salles des gardes. Car une fois dans le labyrinthe, si nous sommes malheureusement incapables d'en obtenir un plan, nous pourrons toujours nous repérer suivant la direction d'arrivée des gardes...

Quittant la salle de torture mentale qu’elle s’était créée, Lilou reporta son attention sur Ryltha. Cet endroit fortifié était ce qu’elle s’était fabriqué au fil des ans. Pour que lorsqu’elle le désire, elle puisse s’échapper mentalement de sa réalité. Dès lors, elle pouvait s’imaginer qu’elle torturait Julian ou encore Nathanael.
Et si elle quitta cette pièce mentale, cela lui demanda un nouvel effort, car jouer avec Monrial avait aiguisé les sens et lui avait redonné le goût du sang chèrement volé.
Écoutant plus attentivement les dernières paroles de l’espionne, elle hocha pensivement la tête. Alors comme ça, les mages ne prenaient même pas la peine de changer la cellule de place ? Et bien, ce serait leur pire erreur, tandis que pour les ex-sorassiens, ce serait leur chance. Ils sous-estimaient les alliés de Markhal ? Ce serait la dernière chose qu’ils feraient…


« Bien, encore une fois, les mages sont assez sots pour nous laisser une brèche dans leur défense… Dans ce cas, nous serions bien bêtes de ne pas l’emprunter… Mais dans le cas où ils auraient pensés à un piège, laisser des yeux qui veilleront pour nous. Je veux être au courant de toutes les habitudes de chaque gardes, chevaliers ou mages qui entrent ou sortent de la prison. Je veux connaître toutes leurs petites faiblesses, leurs hontes en tous genres et tout ce qu’on pourrait utiliser contre eux… »

En parlant, la chancelière avait serré les poings, tandis que son regard flamboyait. Si elle désirait tant savoir sur ses ennemis, c’était parce qu’elle voulait et devait envisager toutes les possibilités. Au cas où il serait possible de le faire, attaquer de l’intérieure en bousillant les fondations serait quelque chose de très agréable pour la chancelière. Rien de telle qu’une attaque surprise pour poignarder dans le dos avec le sourire…
Peut-être que la chef des espions avait pris des dispositions à ce propos… Quoi qu’il en soit, Lilou en avait assez du calme qui régnait sur l’empire. Et comme elle ne pouvait pas directement s’y attaquer puisque à Krynn il était possible que son visage soit encore connu, il fallait que ses subordonnés passent à l’action… ou tout du moins, accélèrent le mouvement…


« Autre chose, que savez vous d’autre en ce qui concerne l’extérieure du bâtiment ? »

C’était bien beau de parler de la prison, de son fonctionnement et de ses pièges éventuels, mais si le reste était encore inconnu, rien ne pourrait être entrepris. Or, Il était grand temps, pour tout le monde, d’agir et sortir de son petit train-train quotidien. Car des troupes qui prennent des habitudes de villageois, finissent par en devenir et s’en contenter ! Et en parlant de troupe, Ryltha revint sur le sujet d’Alienor.

- Pour les aptitudes d'Aliénor, je veux bien les vérifier, mais je suis certaine qu'elle est à la hauteur. Il n'y a que peu de différence entre l'espionnage et l'assassinat. Les faux-semblants sont les même, la tromperie est elle aussi enseignée. Si vous m'aviez posé la question il y a de ça cinq ans, j'aurais eu plus de choses à apprendre à Aliénor. Cependant, elle s'est sociabilisée depuis, donc je ne me fais aucuns soucis pour elle…

Oui, la chef des assassins était parvenue à s’accommoder de sa nouvelle vie. Lilou devait admettre que si la jeune femme était toujours aussi fine lame, au point de vue de son caractère, elle avait réussi à paraître plus… humaine. Et ce n’était pas peu dire, car si avant la grande guerre, la chancelière ne l’avait pas connue, le temps qu’elle avait passé avec elle pour tout planifié ne lui en avait pas appris d’avantage…
Mais à présent, elle était capable de se mêler à la foule et vivre en harmonie avec les autres personnes de son entourage. Peut-être même trop aux yeux de la succube qui se méfiait des sentiments comme de la peste.


« Sur ce point je suis d’accord avec vous… Cependant, je veux être certaine qu’Alienor sera capable de différencier des sentiments provoqués pour ses recherches ou pas. Je veux être certaine que si elle tombe sous le charme d’un homme, elle sera capable de maintenir ses secrets et choisir tous les moyens pour mener sa mission à bien. »

Tout au long de ses paroles, Lilou planta son regard de glace dans celui de l’espionne. Elle ne doutait pas un seul instant que Ryltha verrait à quel homme elle faisait allusion. Car si la chancelière ne passait pas son temps à espionner les autres, il y avait quelques détails qui ne lui échappaient pas. Elle exigeait que tout comme elle, ses alliés seraient près à abandonner n’importe quel être important à leurs yeux pour sauver Markhal.
Lilou n’avait jamais aimé que trois hommes dans sa vie. Le premier, était son frère qui avait disparut durant son enfance. Pour lui, elle avait connu une tendresse fraternelle qui l’avait fait souffrir à cette époque, plus durement qu’elle ne l’aurait imaginé. Le second, son serviteur Pez. Il avait été d’une loyauté sans faille au point de donner sa vie pour la sauver. Elle l’avait aimé comme un animal de compagnie qui vous offre sa chaleur. Sa disparition avait laissé durant quelques temps, un vide dans sa vie. Quant au troisième, il était toujours prisonnier de Robin. Et sa trop longue absence la faisait souffrir un peu plus chaque jour. Pourtant, elle serait prête à les abandonner à n’importe quel moment pour sauver le roi. Bien que, heureusement pour elle, les deux étaient déjà morts depuis longtemps et quant au troisième, elle ne devrait jamais l’abandonner puisqu’il était l’objet même de toutes les trahisons…


- Pour en revenir à la princesse, mes oreilles traînent en permanence à ses côtés lorsque vous même vous situez à côté du roi. Et je dois vous avertir d'une initiative personnelle... Un jeune homme faisait bonne impression auprès de Julian, et la princesse n'était pas insensible au charme du bellâtre... Issu d'une bonne lignée il me semble. Il se trouve que ce jeune homme a été retrouvé dans le bordel le plus infâme de la ville, en compagnie d'une prostituée... Le roi était outré du comportement du jeune homme qui fut bien incapable de lui expliquer sa présence en ce lieu immonde...
Pour tout vous expliquer, je lui ai mis un puissant narcotique dans sa tasse lorsqu'il prenait un thé dans le salon privé du monarque. Ce blanc bec aurait été capable de demander séance tenante la main de la princesse... Au bout d'une dizaine de minute, il a demandé congé, pour prendre l'air... L'effet de ce poison est redoutable, car rapide et pas trop dangereux ! Je vous le recommande chaudement. Bref ! J'ai suivi ce nobliau qui prenait la direction des quartiers chics. Par un autre poison, j'ai modelé ses désirs. Il s'est donc naturellement dirigé vers le bordel que je lui avais suggéré. Après quoi, mon plan a mieux fonctionné que ce que j'escomptais. Il a du avoir un coup de sang car la prostitué a faillit ne pas s'en sortir.
J'étais retourné entre temps au château et sous forme de « on dit » j'ai informé le roi de la présence du jeune noble dans la maison de passe... Il l'a viré du château, faisant de lui une persona non grata dans la capitale toute entière !


Avec un sourire malsain, Lilou écouta avec délice le récit de Ryltha. Si elle connaissait très bien les poisons auxquels faisait référence l’espionne, la chancelière n’en dit mot. Ses mimiques parlaient pour elle, faisant bien comprendre qu’elle n’ignorait en rien leurs existences. Après tout, c’était quand même bien elle qui était passionnée par les plantes et leur poison.
Avec un petit gloussement amusé, Lilou s’imagina la tête du pauvre idiot qui s’était fait ainsi avoir. Comme elle aurait aimé voir ça…


« Je vous félicite, Ryltha, c’est un excellent travail… Et je vois que vous avez eu de très bons gouts en matière de techniques utilisées et de but recherchés… »

Oui, Lilou devait bien admettre que c’était le genre de techniques qu’elle préférait. Car si elle aimait se battre et voir le sang couler, elle aimait particulièrement le gout de la déloyauté. Quand la personne trompée posait ses yeux déçus et incrédule sur elle, espérant la faire culpabiliser et que dans un sourire elle laissait entrevoir la fierté de ses actions… Ah, quel bonheur. Et bien qu’à ce moment précis, ce ne soit pas son triomphe, elle savourait simplement qu’il existe encore des gens comme elle, près à tout faire pour obtenir ce que ses désirs lui demandaient…

- Sylréan'n me fait part de ses inquiétudes. Il craint que quelqu'un se trouve derrière la porte... Désirez-vous que je vérifie ?

Quelqu’un derrière la porte ? Personne ne connaissait cet endroit alors était ce vraiment imaginable ? Dans tous les cas, mieux valait vérifier d’une manière ou d’une autre. Fermant les yeux, elle inspira profondément, essayant d’écouter les moindres bruits qui pourraient vendre la présence d’un quelconque individu. Pourtant, ce n’était pas le moment de se laisser surprendre, aussi se leva-t-elle de son siège. D’un signe, elle fit comprendre à Ryltha qu’elle pourrait vérifier. Pendant ce temps, Lilou retourna près de sa victime et dans un murmure, elle lui annonça :

« Si quelqu’un te trouve et tente de te libérer, je veux que tu avoue avoir voulu me tuer. Dis que je me suis défendue de mon mieux, ce qui explique tes blessures. Et que tu as perdu conscience le temps que je t’attache de cette manière… »

Dans un soupir, l’homme acquiesça. Dans son regard, on pouvait y lire une adoration sans borne pour sa maîtresse, et s’il lui coûtait de dire qu’il avait voulu la tuer, il le ferait pour l’aider. Après tout, il ferait n’importe quoi pour la protéger, même si ce devait être de cette manière. Son corps, recouverts d’hématomes et de lacérations seraient difficilement en accord avec cette version, mais rien ne l’empêchait de prétendre s’être lui-même blessé. Se faire passer pour un fou serait dans ses cordes…
Avec un sourire glacial, Lilou recula et attendit Ryltha, dans l’espoir que la jeune femme se soit trompée…
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Ryltha Hannaë
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MessageSujet: Re: Rencontre entre femmes de poigne de fer [Ryltha]   Jeu 26 Aoû - 23:54

Sylréan'n guettait avec intérêt la réaction de Lilou. En réalité, il n'attendait que le signe de la chancelière pour quitter sa place et rejoindre l'élue de son coeur. Signe qui vint une fois que la succube se leva. Glissant silencieusement sur le sol, il gardait toute son attention focalisée sur les vibrations qui lui parvenait. Il souhaitait se tromper, oh ça oui il le souhaitait ! Mais, avec ces fichues pierres, ils ne pourraient en être certain qu'en ouvrant la porte. Arrivé au niveau de Ryltha, il s'enroula autour de sa jambe avant de se glisser dans sa tenue. Il chemina le long de la peau de l'espionne pour se trouver une place de choix : dans la manche de sa compagne... En effet, dans les pires circonstances, le serpent s'était toujours placé là. La confiance entre ses deux âmes soeurs était profonde et mutuelle. L'espionne était persuadée que si elle venait à se faire emprisonner, elle serait capable de se libérer. D'une par ses compétences, de deux parce qu'aucun garde ne pourrait lui enlever l'arme la plus efficace dont elle disposait : sa moitié ! Et s'il le faisait, en tuant le serpent, elle le rejoindrait bien vite dans la tombe... Toutes ses certitudes, elle y croyait comme les gens croit que le lendemain le soleil allait se lever...

Cependant, Ryltha ne comptait pas uniquement sur Syl'. Elle avait déjà en main un de ces aiguillons enduit de poison. Elle avait arrêté son choix sur une toxine végétale provoquant une paralysie, rendue quasi-immédiate par l'ajout de quelques composants de sa création... Elle gardait bien en tête que son gardien aurait tôt fait de mordre ou d'étouffer l'indiscret. Si indiscret il y avait... Et si ce n'était pas un personnage important de Novaris... Car elle devait bien l'avouer, si Nathanaël de Corsac ou un autre individu en vue dans le royaume se trouvait derrière cette porte, elle ne devait surtout pas le tuer... Car cela conduirait forcément à les pousser en plein jour... Ou bien à de très lourde machination pour : Petit 1 = faire disparaître le corps, ce qui impliquait entre autre de quitter le château en catimini (Ryltha ne put s'empêcher de s'imaginer en train de traîner par les pieds le corps musclé de De Corsac dans le château, en passant par le maximum d'escalier, cela va de soi !) ... Petit 2 = avoir une bonne excuse si quelqu'un venait à le trouver (Pour elle, ce n'était pas le plus compliqué ! Personne ne la remarquait, alors elle pourrait bien prétendre être ou bon lui semble, personne ne la contredirait... Par contre, pour la chancelière qui attire tous les regards, les choses allaient se compliquer !)... Petit 3 = avoir sous le coude tout un plan menant à l'accusation de meurtre pour un innocent (il faudrait donc trouver le parfait pigeon, et autant faire d'une pierre deux coups en prenant aussi quelqu'un d'un temps soit peu gênant, et ensuite d'amener toutes les pistes vers lui...)... Et si toutes ses choses étaient dans les cordes de Ryltha, de même que dans les capacités de la conseillère, l'espionne ne souhaitait vraiment pas en arriver là... Beaucoup trop de travail en perspective ! Surtout qu'elles avaient une évasion à planifier, un rapprochement diplomatique à mettre sur pied, un mariage royal à concrétiser et des prétendants à écarter !

Elle vérifia mentalement qu'elle était prête, et jeta un coup d'oeil vers Lilou afin de s'assurer que sa coéquipière l'était aussi. Elle chuchotait à l'oreille du malheureux qui venait de lui servir de souffre-douleur. Le pauvre homme, toujours autant charmé par la succube acquiesça... L'espionne avait entendu la demande de la démone, et elle ne put que frémir... Le mensonge inventé par Lilou était énorme ! Si la personne derrière la porte avait assisté ne serait-ce qu'une fois à une séance de torture, l'évidence lui sauterait au visage... Au pire, Lilou pourrait se servir de son pouvoir pour abrutir le malotrue ! Une fois les murmures terminés, Ryltha posa sa main sur la poignée. Elle pris une grande respiration, la bloqua deux secondes, puis avec un geste rapide elle ouvrit la porte...

Un homme frêle se trouvait là, accroupi derrière la porte. Les vêtements qu'il portait auraient pu être qualifier de haillons, mais aucun mendiant n'en aurait voulu tant ils étaient crasseux. Une odeur repoussante, mélange de relents de sueur, de crottin de cheval, de fumée et d'une fragrance tout droit venue de marécages, agressa les narines de l'espionne et de son cobra. Au vu de la puanteur du couloir, il y était depuis au moins cinq minutes ! L'homme releva sa tête, ses longs cheveux gras tombèrent autour de son visage et il fixa la fausse servante en louchant. Il avait manifestement était fini à coup de pelle. Le front plat, un oeil plus petit que l'autre, le nez de travers duquel coulait un filet de morve perpétuel... Ses lèvres s'agitaient sans émettre aucun son. Il tenait ce qui semblait être une grenouille dans la main gauche, alors qu'il tentait de ramasser les débris de vase de son autre main. Cet homme, Ryltha le connaissait... Il traînait toujours dans le château, bien que les gardes aient pour ordre de le chasser et de l'empêcher de s'approcher. Le Pouilleux et le Poisseux étaient les deux surnoms les moins colorés dont se servait tous les domestiques pour parler de cet être. Cette sangsue vivante était un vrai chapardeur. Ryltha l'avait trouvé plus d'une fois enfermé dans un placard, parlant tout seul et engloutissant en même temps son butin tout chaud sortit des cuisines royales. Cependant, quelque chose retenait l'espionne... Il ui avait toujours paru bizarre que cet « homme », qui visiblement n'était pas fini, sur le plan physique comme intellectuel, arrivait à s'introduire dans le château avec une telle facilité ! Car, elle devait bien l'admettre, le roi était peut être niais, mais ce n'était pas le cas de son chef de la garde, Nathanaël de Corsac ! Elle avait étudié le castel sous tous les angles : les passages (connus de tous ou dérobés), les tours de gardes, les différents murs, les ombres présentes suivant les heures de la journée et de la nuit... Bref, la moindre lézarde exploitable de la citadelle lui était familière ! Et elle devait avouer qu'il lui faudrait être au maximum de ses capacités pour se glisser sans être jamais vue dans la demeure royale ! Et lui, il y arrivait, pas seulement une fois dans les nuées, mais pratiquement tous les jours !


* Pique le avec ton aiguillon ! On avisera après ma douce.*

Son hésitation avait duré tout au plus cinq seconde depuis qu'elle avait ouvert la porte. Écoutant son gardien, elle planta le dard empoisonné dans le cou du Pouilleux, au niveau de la carotide. La réaction ne se fit pas attendre. Avant qu'il ait pu émettre le moindre son, tout son corps se rigidifia. D'un mouvement sûr et rapide, Ryltha le traîna à l'intérieur puis referma la porte. L'homme ne pouvait plus bouger, mais il pouvait toujours respirer, et ses yeux roulaient dans leur orbite. Syl' se glissa hors de la manche de l'espionne et se plaça autour du cou du malheureux. Il serra ses anneaux mortels, non pas en avant au niveau de la trachée, mais sur les côtés pour couper l'arrivée de sang au cerveau et ainsi le faire sombrer dans l'inconscience de manière propre et relativement longue. En moins de trente secondes, son visage était devenu exsangue, ses yeux s'étaient révulsé et il s'était évanoui.

Ryltha retira avec précaution le dard qu'elle avait coincé entre son majeur et son annulaire. Elle sortit un morceau de cuir dans lequel elle rangeait ses aiguillons et plaça celui qu'elle venait d'utiliser à sa place habituelle. Rien ne pouvait distinguer ces armes, mortelles et pour le moins vicieuses, et ce rangement d'une pochette dans lequel beaucoup de servantes rangeaient leur aiguille pour coudre... Elle posa une main sur son front, en observant la silhouette prostrée sur le sol. Un filet de bave mousseux était apparu au coin de sa bouche. Voyant sa maigreur, Ryltha se dit que le Poisseux aurait beaucoup de chance s'il s'en tirait... Car le poison risquait de le tuer... Elle respira profondément avant de diriger son regard vers Lilou.


- Je vous présente le Pouilleux...

Ryltha se dit soudain que ses décisions pouvaient paraître erronées vu de l'extérieur, aussi elle se dépêcha de préciser :

-Je me doute qu'à première vue cet individu ne semble mériter qu'une mort rapide, qui serait pour lui une grande délivrance, et que personne ne le pleurera, mais il est capable de bien des exploits que je ne parviens pas à m'expliquer. Cet homme, qui n'est pas sain, ni de corps, ni d'esprit, est capable de pénétrer quand bon lui semble dans la forteresse. Vous savez aussi bien que moi à quel point elle est bien gardée... Et le plus étonnant, c'est que j'ai déjà vu Nathanaël de Corsac agir de façon on ne peut plus étrange avec cet homme.

Ce souvenir était gravé dans la mémoire de l'espionne, tant les faits lui avaient paru incongrus... Le pouilleux avait été encore une fois trouvé dans le château, mais cette fois-ci, la désagréable découverte avait été faite par les gardes. Le Général de la garde qui se dirigeait vers la salle du trône où le roi l'avait fait quérir, et qui était aussi la direction de Rytha, s'était donc retrouvé nez à nez avec les deux gardes et la loque humaine. Ne voulant pas rater le spectacle, la servante fictive s'était humblement arrêter dans le couloir, la tête basse, sur le côté, ne voulant pas déranger le haut seigneur qui s'était lui-même arrêté. De Corsac n'avait pas été étonné de le savoir dans les couloirs de la citadelle. Cela n'était pas étonnant, car depuis le temps, personne ne se trouvait plus décontenancé de le voir à l'intérieur. Nathanael avait sourit, et avait congédier les deux gardes. Ryltha suivait la scène avec une attention croissante, faisant en sorte de passer inaperçue, comme elle savait si bien le faire en se faisant oublier. Le Pouilleux avait alors tendu un morceau de parchemin au Général qui l'avait immédiatement fait disparaître dans sa tunique. Un sourire entendu était passé sur le visage des deux hommes (enfin... Si Nathanael avait bel et bien sourit, sourire qui ne laissait aucune femme de la cour insensible, la même action avait provoqué sur le visage hideux du second homme une grimace indescriptible, loin de l'idée que l'on pouvait s'en faire...) et De Corsac s'était finalement penché vers le Poisseux pour lui murmurer des propos que Ryltha était malheureusement incapable de répéter...

Elle fit part de cette histoire à la conseillère, passant de côté des détails sans aucune importance et conclut en disant :


- Je soupçonne depuis longtemps la présence de bons espions dans ce royaume. Je vous ai déjà nommer certain de mes « confrères » très peu doué que j'avais identifié, mais il me semble que je ne les ai pas tous repéré... Aussi, cet homme me paraît des plus suspect... Aussi étrange et improbable que cela puisse paraître...

Fallait-il le tuer, et jeter son corps dans les marais où il avait l'habitude d'aller pêcher ? (Sa grenouille venait d'ailleurs d'être engloutie par Syl' qui la fixait depuis très longtemps...) Dans ce cas, tout le monde croirait à un accident, qui serait vite expliqué par son apparente débilité... Mais s'il était vraiment ce que soupçonnait Ryltha, quelqu'un s'en apercevrait et ne se laisserait pas duper... Dans quel cas, il pourrait mener son enquête... Et même s'il y avait peu de chance pour que les pistes remontent jusqu'à cette pièce et jusqu'à ses occupantes, le risque était grand...

- Que faisons nous ?
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Lilou Askaràn
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MessageSujet: Re: Rencontre entre femmes de poigne de fer [Ryltha]   Lun 30 Aoû - 1:29

Un mensonge idiot et la voilà prête à recevoir l’intrus. Le silence s’installa. Lilou possédait toute une panoplie d’arme le long de son corps. Certaines étaient facile d’accès, prête à charcuter l’ennemi, d’autres l’étaient moins, mais n’étaient présente que dans le cas où il faudrait une arme bien cachée à la succube. Sans parler du collier de la chancelière. A son cou, au côté de la clé de son coffre, une minuscule fiole de jade contenait un puissant poison. Les quelques gouttes qu’il contenait permettrait à sa porteuse de mourir en moins de quelques secondes. C’état garanti et rapide. Juste au cas où ce serait le seul moyen pour la chancelière d’emporter ses secrets dans la tombe…
Plissant les yeux, la succube se prépara à déverser son pouvoir de séduction. Elle ne le libèrerait qu’en dernier recourt, cependant mieux valait être prête….

D’un mouvement rapide, l’espionne ouvrit la porte. Dans un premier temps, Lilou ne vit rien de la place où elle se trouvait. Mais bien vite, une odeur nauséabonde l’atteignit de plein fouet. Ne voyant toujours rien, la succube fit un pas de côté et découvrit avec surprise un homme accroupit aux pieds de Ryltha. Observant avec attention, il lui sembla qu’il relevait la tête, laissant entrevoir son visage aux traits disgracieux. Sous une masse de longs cheveux gras, un regard fixe et mal aiguillé était posé sur la fausse servante…
Tressaillant, la chancelière ne sut dire ce que lui inspirait cet homme étrange. C’était comme s’il était bien plus dangereux qu’il n’en avait l’air. Mais avant que la succube ne puisse dire quoi que ce soit, elle vit Ryltha enfoncer un objet dans le cou du malheureux. D’un coup, il sembla devenir aussi raide qu’un cadavre glacé. Pourtant, lui n’était pas mort à en croire la folie de ses yeux exorbités. Il n’avait donc qu’été paralysé par l’attaque de l’espionne.

Et tandis que Ryltha rentrait le corps, Lilou se détourna pour réfléchir à la suite des opérations. Elle devait trouver une solution pour que le roi envoie une nouvelle délégation à Krynn. Et peut-être même pour qu’il parte, lui aussi, en compagnie de ses plus fidèles alliés. C'est-à-dire, elle.
Réfléchissant en marchant, elle se tourna à nouveau vers Ryltha qui semblait s’être arrangée pour que l’homme perde conscience. Surprise qu’elle ne l’ait pas tout simplement tué, Lilou s’arrêta net et attendit en silence.


- Je vous présente le Pouilleux... Je me doute qu'à première vue cet individu ne semble mériter qu'une mort rapide, qui serait pour lui une grande délivrance, et que personne ne le pleurera, mais il est capable de bien des exploits que je ne parviens pas à m'expliquer. Cet homme, qui n'est pas sain, ni de corps, ni d'esprit, est capable de pénétrer quand bon lui semble dans la forteresse. Vous savez aussi bien que moi à quel point elle est bien gardée... Et le plus étonnant, c'est que j'ai déjà vu Nathanaël de Corsac agir de façon on ne peut plus étrange avec cet homme.

Avec un soupir dédaigneux, Lilou s’approcha de l’homme, si le mot homme pouvait convenir à l’espèce de crapaud que Ryltha avait intercepté. Ressemblant à la fois à un batracien et à un gnome, il représentait à lui seul, toutes les faiblesses de l’espèce humaine. Et si la succube n’avait jamais eu un grand respect pour cette race, ici, grâce à cet individu, son dégoût atteignait des sommets. La cause n’en était pas que physique, bien que cela ait été suffisant, il y avait par-dessus cela, une puanteur qui avait inondé la pièce en moins d’une seconde. Dans le but d’échapper à cette odeur infecte, Lilou rejoignit sa victime et s’imprégna discrètement du parfum de son sang.
Sans pour autant quitter des yeux Ryltha et son prisonnier, Lilou contourna Monrial. Cela faisait longtemps qu’il l’attendait et elle désirait savoir dans quel état il se trouvait. Sans un mot, elle passat les bras autour de sa taille, frottant volontairement le tissu de sa tenue contre les blessures sanglantes du jeune homme. Puis avec douceur, elle posa sa joue blanche contre le dos du blessé, écoutant attentivement les pulsations de son cœur ainsi que sa respiration laborieuse. A présent, il était évident qu’il luttait pour survivre. Son corps était épuisé par la séance à laquelle il venait de survivre. Et seul l’esprit enfiévré d’amour de son propriétaire le faisait encore vivre dans le seul but de recevoir un regard, une attention de son bourreau. Déçue, Lilou se redressa, elle s’était imaginé qu’un homme tel que Monrial, si bien battit pourrait jouer avec elle plus longtemps que cela. Mais le physique n’était décidément qu’une affaire d’image et rien de plus. Quoique, pour cette fois, même si cela ne lui venait même pas à l’esprit, il s’agissait surtout d’une maltraitance trop forte pour n’importe quel humain. Fort ou non.

Se dirigeant vers le bac d’eau qu’elle avait apporté, Lilou en prit une cruche, qu’elle versa dans un broc qui se trouvait juste à côté. Puis avec douceur, elle se lava les mains, à l’aide d’une éponge. Puis, elle prit son attirail et le déposa près de Monrial. Et avec attention, elle entreprit de laver son torse, effaçant par la même occasion, les trainées sanglantes qui zébraient son torse. Un moment de douceur avant de reprendre son rythme monstrueux. Voilà ce qui l’amusait le plus : voir dans les yeux de ses torturés un éclat d’espoir. Un peu comme si elle les avait prit en affections et que la séance était terminée, qu’elle les libérerait après les avoir soigné. Puis il y avait la déception et l’horreur lorsqu’ils comprenaient que rien n’avait changé et qu’ils allaient mourir, quoi qu’il arrive…

Si la chancelière semblait être complètement détachée de ce que lui avait annoncé Ryltha, c’était en réalité tout le contraire. Un peu comme un jardinier se concentrerait sur son plan de tomates pour trouver la réponse de ses mots croisés, elle, elle se concentrait sur sa victime pour trouver une solution ce nouveau problème. Relâchant l’éponge, elle se tourna à nouveau vers Ryltha et dit d’une voix maussade :


« Je vois… Ce n’est donc peut-être pas une si mauvaise chose qu’il nous honore de sa présence… »

Et si Lilou avait encore eu quelques réserves, celles-ci disparurent au gré de l’histoire que lui rapportait l’espionne. En effet, cet espèce d’homme-crapaud avait eu d’étranges comportements en présence de Nathanael de Corsac. Ce qui rendait cet être tout à coup bien plus intéressant que tous le reste. Car, après tout, il existait à présent plusieurs solutions : - Soit c’était un simple d’esprit dont se servait Nathanael dans le seul but d’avoir des yeux et des oreilles dans le château, dés lors, il suffirait d’acheter le pouilleux pour qu’il donne des informations erronées au meilleur ami du roi. Soit il s’agissait d’un espion réel qu’il faudrait faire parler pour savoir qui l’employait et ce qu’il lui avait déjà rapporté.

- Je soupçonne depuis longtemps la présence de bons espions dans ce royaume. Je vous ai déjà nommer certain de mes « confrères » très peu doué que j'avais identifié, mais il me semble que je ne les ai pas tous repéré... Aussi, cet homme me paraît des plus suspect... Aussi étrange et improbable que cela puisse paraître...

Avec un sourire sans joie, Lilou acquiesça en silence. Oui, grâce aux informations de Ryltha, elle savaient toutes deux réussit à sauver leur peau plusieurs fois. Le seul problème, c’était qu’à chaque fois, elles n’avaient pas réussit à savoir qui commandait à ces espions de les suivre. En effet, soit les bons espions supportaient la torture et ne lâchaient aucune information, soit ils ne demandaient qu’à parler, mais ignorait tout de leur commanditaire. Oh bien sûr, elles soupçonnaient de Corsac d’y être pou beaucoup, mais comment savoir si un autre ennemi se tapissait dans l’ombre ?

- Que faisons nous ?

Attrapant un kriss qui trônait encore dans son coffre, Lilou laissa le bout de ses doigts suivre l’ondulation de la lame tranchante. Elle avait toujours aimé l’esthétisme de cette lame qui lui avait été offerte par sa mère. Et bien qu’elle n’aime pas la personne qui était reliée à ce cadeau, elle aimait jouer avec. Se détournant du coffre, elle revint sur ses pats et se mit à tourner autour de Monrial, laissant la lame courir le long de sa peau à hauteur de son nombril. Très vite une trainée ensanglantée lui enserrait la taille tandis que la succube gardait un regard lointain.
Souvent, le contact du sang lui permettait de trouver des solutions, mais là, en ce moment, elle avait bien des difficultés à se décider. Rangeant le kriss dans la poche du jeune homme, elle entreprit de glisser ses mains sous la peau tendre de son torse. Le blessant à chaque centimètre d’avancée, Lilou fit à nouveau couler son sang, tandis qu’elle jouait à distendre la chair du malheureux. Retirant l’une de ses mains de son gant de « viande », elle se tourna vers Ryltha, le regard glacé.

Si elle ne lui avait toujours pas répondu, son esprit bouillonnait dans l’espoir de trouver quoi faire de cet homme. Un homme ? Mais après tout, était ce bien un individu de cette race ? Elle n’en était pas totalement certaine. Cependant, s’il était humain, il devait posséder un gardien, et donc une faiblesse… Jetant un regard affamé de sang au pouilleux, elle ne vit aucun animal présent à ses côtés. Ce qui était chose étrange…


« Où se trouve son gardien ? »
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Ryltha Hannaë
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MessageSujet: Re: Rencontre entre femmes de poigne de fer [Ryltha]   Sam 25 Sep - 14:19

« Je vois… Ce n’est donc peut-être pas une si mauvaise chose qu’il nous honore de sa présence… »

Ryltha se demanda si c'était réellement une bonne chose... Car cet homme leur apportait bien des problèmes. La solution facile serait de le laisser mourir dans le marais, ou bien de faire en sorte que quelqu'un le tue, dans la rue, ou même dans le château, au vu et su de tout le monde... Toujours est il que leur problème était toujours existant... Le Pouilleux était toujours à ses pieds, répandant une odeur de tous les diables ! Comment faisait il, s'il n'était pas un réel benêt, pour supporter cette infection à longueur de journée ? L'espionne avait bien évidemment pris de nombreux déguisements au cour de sa carrière, mais elle ne les gardait jamais bien longtemps (sauf ce rôle de servante qu'elle arborait depuis déjà quatre ans....) et elle faisait en sorte que l'odeur ne soit pas aussi prononcée ! Sinon, Syl' n'aurait jamais supporté ! Son odorat était plus que développé, et se passer d'une telle bénédiction aurait été du gâchis, mais aussi bien dangereux ! Combien de fois son magnifique cobra avait il senti l'odeur du poison ? Ou celui d'un garde approchant ? Trop de fois pour en avoir le décompte exact. En plus, comme il était sensible aux odeurs, sa mauvaise humeur se communiquait très rapidement à l'élue de son coeur... La pressant d'avantage pour prendre une décision. Rapide. Qui les éloignerait de cette loque à l'apparence humaine...

Ryltha réfléchissait toujours à leur problème, et se retint de blêmir en voyant le traitement que Lilou réservait à son prisonnier... Elle n'avait jamais torturé quelqu'un par plaisir. Cela aurait été une perte de temps. Aussi simple que ça. L'espionne avait plus d'une corde à son arc, et obtenir des informations par ce procédé ne lui était pas étranger. Bien qu'elle préférât d'autre méthodes... Moins sanglantes... Plus fourbes... Bref ! Voir la si talentueuse chancelière, à qui n'importe quel homme aurait donné le bon dieu sans confession (sauf De Corsac ! Que la peste l'emporte !) prendre autant de plaisir à meurtrir la chair d'un innocent, lui donner une lueur d'espoir avant de reprendre son jeu macabre, c'était tout simplement angoissant. Son mal être augmenta lorsqu'elle passa sa main sous la chair, prenant soin de distendre la peau... Si elle n'avait pas déjà vu bien pire dans les salles de tortures de Soras, elle se serait détournée sans plus attendre... Mais Ryltha connaissait bien la conseillère. Ce mouvement serait mis à profit à chaque fois que la situation le permettrait. De plus, Lilou semblait s'aider de son jouet pour réfléchir à la situation... Et pour rien au monde, elle ne l'aurait déconcentrée...


« Où se trouve son gardien ? »

Syl', qui se trouvait toujours à proximité du Pouilleux tourna rapidement la tête vers l'homme recroquevillé. La grenouille qu'il venait d'engloutir était elle le gardien de cette loque ? Venait-il, par pure gourmandise, de mettre la conseillère, et surtout son âme soeur dans une situation désastreuse ? Il mit à profit ses sens. Son odorat était hors circuit depuis que la porte avait été ouverte. Mais bien que le batracien soit depuis longtemps mort à l'intérieur de son estomac, l'idiot du village respirait encore... Ouf ! La bourde qu'il avait failli commettre ! Pour sûr, la chancelière ne lui aurait peut être pas pardonné ! Il se concentra sur les vibrations qui lui parvenait. Et ce qu'il avait sous les yeux semblaient être les seules choses en vie, ou du moins en mouvement.
L'agitation de son gardien, ainsi que ses réflexion et ses craintes frappèrent Ryltha. Elle eut un léger rire nerveux qu'elle étouffa bien vite avant de réfléchir à la question de Lilou... Soit il avait un gardien, ce qui voudrait dire qu'il était un humain de Krynn. Donc potentiellement un plus grand danger pour les expatriées de Soras... Soit il n'en avait pas, ce qui pouvait signifier deux choses : qu'il était humain, mais magicien comme tous les hommes et femmes de Novaris, ou bien qu'il était un elfe, un ange ou un démon. Et ça, l'espionne ne pouvait pas le croire ! Comment deux elfes, de magnifiques créatures, pouvaient-ils engendrer une pareil monstruosité et la laisser en vie ? De plus, le Pouilleux n'avait pas les oreilles pointues. Encore que, cela ne voulait rien dire. Ryltha se souvenait d'un de ses espions, un elfe des nuages très habile de ses mains et de son esprit, qui s'était retrouvé avec les pointes des oreilles coupées. Il n'avait jamais voulu dire comment cela lui était arrivé. Malheureusement pour lui, il était mort de la lèpre un an après sans avoir divulgué son secret. La chef des espions avait enquêté sur le fait, juste pour passer le temps entre deux missions données par Markhal. En remontant plusieurs piste, elle eut le fin mot de l'histoire : il se les était coupé de son propre chef. Par malchance, il avait accompli une mission dans une région infestée par la lèpre, et il avait tué un garde au cours de sa fuite... À croire qu'il n'avait pas bien nettoyé la lame... Depuis lors, par prudence, elle désinfectait chacune de ses armes après qu'elles aient servies. Par esprit de minutie, l'espionne se pencha et observa les oreilles du pauvre type. Pas de cicatrices ! Pas un elfe.


- Sylréan'n ne sent pas la présence d'autre chose que cet homme... Il n'a donc pas de gardien...

Elle s'accroupit avant de retourner le Pouilleux sur le dos avec une infinie précaution. Après avoir vérifié qu'il ne risquait pas de s'étouffer accidentellement, elle commença son inspection. Rien ne montrait qu'il soit un démon. Même si les signes n'étaient pas des plus visibles pour certains démons, il subsistait tout de même quelque différence. Avec dégoût, elle vérifia si ses canines n'étaient pas plus longues que la moyenne. Elle constata sans surprise qu'il lui manquait pas mal de dent. Elle ne vit aucune marque ressemblant de près ou de loin à une quelconque blessure causée par une épée ou une flèche. Pas non plus de tatouages. Un ange aurait eu des tatouages sur ses épaules, ce qui n'était définitivement pas son cas. Mais en même temps, il était recouvert par une telle couche de crasse qu'un chef d'oeuvre aurait très bien pu ne pas être visible au yeux de l'espionne... Donc il ne restait qu'une solution. Cette chose était un humain de Novaris.

- C'est juste un humain... Donc, il doit contrôler un type de magie... Grande, petite ou du néant. La guérison n'expliquerait en rien comment il s'introduit dans le château. L'invocation... Idem. Pour la magie du néant, je dois bien avouer que je n'arrive pas à cerner les limites de son utilisation. Si ce n'est que l'on sacrifie quelque chose pour avoir un retour... Je hais ces humains de Novaris ! Comment peuvent-ils vivre sans gardien ?

Syl' était du même avis que sa chère et tendre. Il se sentait un tantinet mal à l'aise en présence de ces humains, trop seul pour pouvoir être entier. Voilà pourquoi ces cinq années passées loin de Soras et de l'Empire de Krynn lui paraissaient si longue. Si le gardien pouvait envisager qu'un elfe, ange ou démon puisse vivre seul durant toute son existence, pour lui un humain ne pouvait vivre dans la solitude. Sans quoi il ne pourrait que devenir fou. La preuve était le Poisseux qui gisait à leurs pieds. Ryltha se redressa en grimaçant. Pendant combien de temps ce satané genou allait-il la faire souffrir ? Elle avait été blessée pendant la bataille du Dragon, et bien qu'elle ait été soignée rapidement et par des mains expertes, elle en gardait des séquelles. Rien de bien grave, mais ils lui rappelaient aussi qu'elle était loin de ses vingt ans... Sa propre faiblesse l'exaspéra, bien plus qu'habituellement car elle se doutait que Lilou la remarquerait et l'exploiterais ou déciderais d'écarter l'espionne du plan de sauvetage de Markhal si elle pensait que la fausse servante serait un poids mort. Elle s'éloigna du Pouilleux avec une légère boiterie, non feinte pour une fois mais minimisée autant que possible, tout en réfléchissant. Elle ne parvint qu'à une conclusion :

- Quoiqu'il advienne, nous devons au pire le tuer, au mieux vous devez le toucher avec votre pouvoir. Loin de moi l'idée de vous dicter vos actes, chancelière, mais cet homme nous a entendu. Et s'il n'est pas un simple messager travaillant pour De Corsac, il fera un rapport sur nous et notre couverture sera réduite à néant. Le mieux serait bien entendu de le questionner avant sa mort. Nous saurions enfin à quoi nous en tenir.

Ryltha observa l'homme prostré au sol. Quelque soit sa fonction, il l'avouera sous la torture de Lilou. Ou sous l'emprise de son pouvoir. De cela, l'espionne en était certaine ! Mais elle aimerait également savoir comment diable pouvait-il s'introduire aussi aisément dans le château. Un détail lui aurait-il échappé, ainsi qu'à Lilou et Aliénor ? C'était peu probable, mais l'information vaudrait son pesant d'or. Découvrir après quatre ans un passage secret permettant d'accéder en permanence à l'intérieur de la forteresse lui faciliterait la tâche dans les plans futurs ! Plus besoin de se casser la tête pour entrer sans que les gardes fassent vraiment attention à vous. Pas comme cette fois où elle avait écarté le bellâtre ! Elle avait perdu un certain temps pour revenir discrètement au château et qu'ainsi personne ne puisse remonter jusqu'à elle ! Il arrivait des fois qu'elle compare ses méfaits comme le travaille d'un marionnettiste : les enfants n'avaient pas envie d'y croire lorsqu'ils voyaient les fils faire bouger les pantins...

- Toujours est il qu'il ne se réveillera pas avant au moins une heure, alors nous pouvons revenir quelques instants au sujet qui nous intéresse... Vous vouliez des détails sur l'extérieur de la prison. Je n'en ai pas réellement plus qu'avant. L'entrée et lourdement gardée, des gardes patrouillent très régulièrement dans un périmètre de cinq cents mètre autour du bâtiment, mais cela vous le saviez déjà... Ah si ! Une information qui m'a paru ridicule : les mages elfes ont lancé un sort rendant impossible toute tentative pour creuser. Auriez vous imaginer pareil bêtise ? Penser que nous serions suffisamment désespérés pour sortir Markhal de sa cellule en creusant sur six étages sans nous faire remarquer !

Cette nouvelle, elle était heureuse de l'avoir reçue lorsqu'elle était seule avec Syl'. Rien que d'imaginer la situation, elle avait eu un fou rire pendant près d'une heure ! En si son gardien n'avait tout d'abord pas partagé son hilarité, il s'était laissé gagner par la bonne humeur et surtout pas l'imagination de son âme soeur sur le sujet. Car il devait bien l'admettre : creuser sur six étages ça faisait beaucoup de terre à retirer... Et surtout un gros trous... En sachant que les gardes patrouillaient régulièrement dans les environs... Qui aurait eut l'idée stupide de creuser ?...
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