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 Il y a bien longtemps, une belle succube eut sous la main un petit incube... [Hors temps avec Lilou]

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Illéam'm Nazed'd
À la recherche de la gloire
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MessageSujet: Il y a bien longtemps, une belle succube eut sous la main un petit incube... [Hors temps avec Lilou]   Dim 12 Sep - 1:27

* Mais qu’est ce que je fais là !*

Ill’ n’arrêtait pas de se poser cette question depuis le début de la bataille. Aujourd’hui, tout allait de travers !
Numéro 1 : Makkura, son pur-sang noir auquel il tenait tant, s’était blessé le matin même pendant qu’il chevauchait à la poursuite de trois brigands. Ces pleutres avaient fui la bataille, et Ill’ leur avait collé au train. Mais pendant qu’il chevauchait, son cheval avait sauté un obstacle et s’était mal rétabli… La raison ? Une de ses trois proies avaient tiré une flèche qui avait atteint la patte avant de Makkura. L’étalon avait pris peur et à cause de la blessure s’était effondré après son saut. L’Ombre-chevalier s’était retrouvé par terre, avant même d’avoir pu identifié les évènements. Il s’était redressé, prêt à en découdre, lorsqu’il avait vu les trois hommes qui filaient au loin sur leur monture. Les hennissements de son destrier l’avait préparé au pire. Se fut donc avec soulagement qu’il découvrit la flèche fichée dans la jambe de l’animal, qui ne semblait pas s’être blessé dans sa chute.
Numéro 2 : Pendant l’heure qui avait suivit, il s’était perdu dans les territoires frontaliers qu’il connaissait mal. Il s’était dissimulé à plusieurs reprise, échappant ainsi à des éclaireurs de l’armée de Soras. L’Ombre-chevalier ne se sentait pas d’humeur pour combattre. Finalement, il était tombé par hasard sur un camp d’Elendil. Cela aurait pu représenter une bonne nouvelle, mais…
Numéro 3 : Après une arrestation plutôt musclée (de son côté : un coup de coude dans le nez, deux coups de pieds dans les côtes, une tentative pour lui déboiter l’épaule et une autre réussi pour lui fêler le poignet droit… Du leur : Quatre gardes sonnés, un nez brisé, deux coudes déboités, un genou brisé et quelques dents en moins suite à un coup de boule…), plusieurs heures pour démontrer que NON il n’était pas un espion de Soras, que OUI il était bien un chevalier de sa Majesté Nadiane et que OUI il était bien Illéam’m Nazed’d, l’Ombre-chevalier, il avait enfin réussi à confier son cheval au bon soin du palefrenier de cette armée de branquignoles. Le magicien de la section avait accepté de le soigner, on lui avait offert une ration et permit, dans leur grande mansuétude, de prendre un bain. Au sortir de ce bon bain chaud, il avait passé de nouveau son armure, regardant d’un œil mauvais la jeune recrue qui son jour de permission se baladait sans sa côte de maille alors qu’ils étaient si proche de la frontière de Soras. Sa réprobation trouva une conclusion funeste bien plus tôt qu’il l’aurait voulu…
Numéro 4 : La jeune recrue, qui au passage était un ange agréable à regarder, se prit une flèche en pleine poitrine.

Et ce fut le début de la bataille…


* Mais qu’est ce que je fais là !*

Tout s’était enchaîné très vite. Ill’ avait bondi, se mettant à couvert. Il se félicita pour sa rapidité d’exécution lorsqu’il vit une flèche se planter derrière l’endroit où il se trouvait quelques secondes plus tôt. Seulement, par cette action, il venait de mettre plus de trois mettre entre lui et ses deux rapières dont il n’avait pas eu le temps de ses parer en sortant de son bain. La malchance le poursuivait… Restant derrière son bien piètre abris, il tenta de repérer le tireur. Il n’était d’ailleurs pas le seul. D’autres soldats s’étaient mis à couvert. Un chevalier humain, abrité derrière un pavois se mouvait dans l’espoir de trouver les archers responsables de la pluie de flèches qui s’abattait sur eux. Ils entendaient tous au loin les bruits d’une bataille se déroulant vraisemblablement à la porte du camp. Ne pouvant se contenter d’attendre (Ill’ avait l’impression d’être un lapin se cachant dans son terrier et espérant fuir une bande de chasseur…) l’Ombre-chevalier s’élança en une roulade pour arriver à proximité de ses rapières. Sitôt atteintes, il les attrapa et bondit de nouveau pour se mettre à l’abris. Et il eut raison. Un trait siffla et se planta là où il s’était tenu plus tôt. Ils étaient forcément en hauteur pour voir tous les mouvements. La réponse lui parut évidente. Ils étaient sur les rempart…

« Sur les remparts !!! »

Il s’époumona à plusieurs reprises, répétant inlassablement la position de l’ennemi. Ils avaient du profiter d’une faiblesse de surveillance pour glisser quelques homes dans le camp. Lesquels avaient du monter sur les remparts, supprimer les vraies sentinelles et fait monter d’autres soudards depuis le côté seulement distant de la forêt d’une dizaine de mètres. Ill’ n’y connaissait rien en stratégie militaire, mais l’emplacement du camp lui semblait être choisit par un incompétent ! Mais le souvenir d’un poignet brisé par le dit incompétent y était peut être pour quelque chose.

Pendant un moment, Ill’ se traita de tous les noms… S’il avait eu son arc, il aurait pu essayer de toucher toutes les personnes visibles sur le remparts, et non attendre bêtement la flèche mortelle qui lui sera destiné. Mais non. Il avait laissé les affaires superficielles dans la tente du sergent qui était responsable de lui dans le camp… Bref… Le camp n’était pas bien grand. Les remparts n’étaient pas loin. Il suffisait d’utiliser le terrain pour s’en approcher et aller en découdre… Ce qu’il fit. Sa progression fut beaucoup plus facile lorsqu’il tomba comme par magie sur la tente où était stocké les armes. Il en profita pour ceindre ses deux rapières puis récupéra un pavois, un arc court et quelques flèches. Il allait sortir lorsqu’il aperçut d’autres soldats se diriger vers lui. Ils furent cinq à se ruer dans la tente. Une flèche traversa la tenture. D’autre suivirent, mais ils s’abritèrent sous leur bouclier. Ils décidèrent d’un plan d’action qu’ils appliquèrent immédiatement.


* Mais qu’est ce que je fais là !*

La contre attaque se passa remarquablement bien. Ils étaient deux à savoir correctement utiliser un arc. Protégés par les quatre autres, il vinrent à bout d’une dizaine d’homme avant que l’assaillant ne change de tactique… Car apparemment, les soldats qui se battaient avec rage près de la porte venaient de perdre face aux Sorasiens. Les archers en factions sur les remparts déguerpirent pour rejoindre la troupe arrivant à l’intérieur du camp. Les guerriers de l’Empire en profitèrent pour se rassembler au centre du camp. Les officiers organisèrent un plan de bataille pour récupérer le contrôle du fort, et tous se lancèrent dans les combats…

Et ce fut le carnage.

Des trois cents âmes du camp, une cinquantaine avait succomber aux flèches des Sorasiens. Et maintenant, ils affrontaient près de cinq cents enragés. Ill’ ne se posa pas de question. Peu importe le plan, peu importe que les officiers s’égosillent pour faire entendre leurs ordres, la bataille serait perdue s’il n’y avait pas plus de mort de leur côté que du nôtre. L’Ombre-chevalier avait depuis longtemps abandonné son arc, son carquois et son pavois pour ses deux meilleures amies… Ses rapières… Et depuis, il n’arrêtait pas. Feintes, esquives… Coups d’estocs et de taille. Parades, contre-attaque. Lame qui mord la peau, garde qui enfonce des crânes, pommeau qui brise les poignets. Ill’ dansait son ballet mortel, avec grâce, sauvagerie… Il ne savait plus depuis combien de temps il se battait. Suffisamment pour avoir le bras engourdit, les jambes lourdes et le souffle court. Depuis longtemps il ne se demandait plus ce qu’il faisait là… Cela ne servait plus à rien, et de toute façon, il était bien trop occupé à éviter les épées qui lui fondait dessus.

Ils n’étaient plus que dix. Ils s’étaient battus comme des lions, sachant que tout espoir était vain. Ils avaient abattus autant de combattants que possible. Lorsqu’un camarade tombait, leur rage décuplait le peu de force qu’il leur restait pour en entraîner autant que possible avec lui. Ils étaient tous poisseux de sang et de sueur au milieu de leurs ennemis. La nuit était tombée depuis longtemps, et ils n’avaient aucun espoir de voir le jour se lever. Ils étaient dix, en cercle, dos à dos. Entourés par un bonne centaine de soldat. Leur défaite avait bon goût. La victoire des autres était bien amère. Quatre cent des leurs avaient péris, dont une centaine depuis la tombée de la nuit, alors que l’ennemi ne comptait plus qu’une cinquantaine de survivants.

Depuis deux minutes, il y avait une sorte de trêve. Les soldats se regardaient en chiens de faïence. Un silence à couper au couteau s’était installé dans le camp. Un ange déchu, devant mesurer une tête et demi que la plupart des soldats traversa ses troupes. Autour de son cou pendait une ficelle sur laquelle il avait enfilé les oreilles droites de chacune de ses victimes. Ill’ s’arrêta de compter quand il arriva à trente… Le général, car s’était sans aucun doute le commandant de cette armée, s’avança d’un pas conquérant et se plaça à mi-distance entre ses troupes et les dix soldats qui lui faisaient face. Sa côte de maille luisait sous la lumière de la lune, à l’exception des endroits recouverts de sang. Il portait dans son dos une claymore qui comparée à sa haute taille devait bien mesurer un mètre soixante-dix. Ses bras nus confirmaient que l’arme n’était pas une décoration : les biceps du général devait faire au bas mot la taille des cuisse de Ill’. Le reste de sa carrure était du même acabit. L’homme prit la parole, d’une voix grave et d’un ton amusé.


« Ce fut un beau combat. Vous allez pouvoir mourir fier. Vous avez fait tomber beaucoup des miens.
- Comme si vos félicitations pouvaient nous apporter quelque chose ! » ne put s’empêcher de cracher l’Ombre-chevalier. Sa remarque fut suivit par des regards plein de haine de ses ennemis, auquel répondirent des hochements de tête approbateur de la part de ses camarades de combat.

Le général le fixa, une lueur inquiétante dans le regard. Ses yeux parcoururent Ill’ de haut en bas, semblant le juger. Par instinct, l’incube resserra sa prise sur la garde de son épée. Il serra les dents quand il vit le sourire appréciateur de l’ange déchu. Il déglutit péniblement pendant que le commandant le jaugeait. Lorsqu’il reprit la parole, le ton n’était plus amusé, mais dur…


« Tu feras l’affaire. Tu seras un cadeau parfait pour elle. Tuez les tous, sauf lui !
- Tu crois que je vais me laisser faire ? » hurla Ill’ avant qu’une immense clameur se fasse entendre de leurs ennemis.

Le second de l’ange déchu s’était avancé, présentant quelque chose au général. Ill’ fit comme ses camarades. S’il devait mourir maintenant, se serait en se battant ! Et s’il pouvait tuer le commandant au passage, ce serait toujours ça de pris. Il s’élança donc vers l’ange. Qui se retourna. Ce que lui avait amener son second n’était rien d’autre qu’une arbalète. Qu’il braqua sur Ill’ avec un sourire sadique et mauvais sur le visage. Il déclencha l’arme. Dont le carreau atteignit Ill’ dans l’épaule droite. Le choc le projeta dix mètre en arrière, lui coupant la respiration… Sa vision se brouilla. Avant se sombrer dans l’inconscience, il vit tout de même le poing qui l’aida à rejoindre les bras de Morphée…





Lorsqu’il se réveilla, Ill’ était attaché le long d’un mur froid et humide. Ses poignets étaient liés et une chaîne passée dans un anneau le maintenait debout, ses pieds touchant à peine le sol. Son épaule lui faisait un mal de chien, mais en y jetant un œil, il vit qu’un magicien était passé par là… Ou alors on l’avait plongé dans la lave et il avait guéri grâce à ses pouvoirs… Ou alors il était resté inconscient vraiment très longtemps… Se fut sans surprise qu’il constata qu’on lui avait retiré son armure et ses épées. Un examen de la pièce rapide le rassura. Il n’était pas en danger immédiat. La salle ne contenait aucun meuble. Donc pas d’instruments de torture à disposition dans la pièce. Il y avait un lit de paille dans lequel il n’aurait dormi sous aucun prétexte. Cinq autres anneaux étaient disposés à intervalle régulier dans la pièce qui ne comptait qu’une seule porte. Laquelle s’ouvrit, laissant le soleil envahir les lieux.

Deux types entrèrent. Un garde humain, accompagné d’un loup qui devait être son gardien, et armé d’une lance. Dans l’autre main, il tenait aussi un trousseau de clé. Il entra le premier et lança un regard mauvais au chevalier. Le second était une esclave. Trois choses permettaient à Ill’ d’arriver à cette conclusions… Elle n’était pas armée. S’était une femme. Et enfin, Ill’ avait joué ce rôle dans l’armée de son père pendant trop d’année pour ne pas les reconnaître…


« Alors, la belle au bois dormant ? Bien dormi ?
- J’ai plusieurs plaintes à formuler… La pièce n’est pas assez éclairée, le lit est très mauvais et je n’aime pas la décoration… Les chaînes ne sont agréables qu’en bonne compagnie…
- Oh ! Mais t’aurais presque de l’humour ma belle ! T’en fais pas ! T’en aura d’la compagnie. Mais elle sera ni bonne, ni agréable ! » Il se tourna vers l’esclave « Tu l’nourris. Fait gaff’ qui t’morde pas. C’est un incube. J’me tire j’aime pas sa gueule ! »

Ill’ ne parvint pas à se décider… Soit le type était stupide, soit il était ignorant… Dans son cas, un mélange des deux semblait être la bonne réponse. Quoi qu’il en soit, Ill’ n’allait pas laisser passer une si belle chance. La demoiselle l’approcha, apportant du pain et de l’eau. Elle avait un regard apeuré. L’Ombre-chevalier n’avancerait à rien si elle ne s’approchait pas…

« Si je vous promet de ne pas vous mordre, vous voulez bien approcher et me donner cette nourriture ? »

Ill’ vit avec satisfaction la demoiselle acquiescer. Elle s’avança de quelques pas, puis demanda :

« Vous voulez boire ou manger ?
- Je commencerais bien par boire un peu. J’ai la gorge sèche… »

La jeune femme s’approcha et le fit boire. Il manqua de s’étouffer. Ce n’était pas la première fois que quelqu’un le faisait boire de la sorte, mais il avait toujours trouvé ça peu pratique. Elle continua en lui donnant des morceaux de pain. Ill’ avala goulûment le pain pourtant sec, regagnant quelques forces. L’esclave, voyant que le chevalier ne semblait pas lui vouloir de mal s’était détendue. Ill’ avait surpris à plusieurs reprise son regard couler sur son corps musclé… Parfait ! Il devait mettre son plan à exécution maintenant ! Alors qu’elle s’approchait de nouveau pour l’abreuver, il libéra doucement son pouvoir de séduction. Lorsqu’elle le toucha, elle était sous son emprise. Elle avait le regard rivé dans les yeux du démon. Ill’ se retenait à grand peine de hurler sa joie. Grâce à l’idiotie du garde, il allait peut être pouvoir s’échapper ! Il surpris un regard envieux de la jeune femme vers ses lèvres…

« Comment t’appelles-tu ma douce ?
- Comme il vous plaira, beau Seigneur.
- Entendre ton nom me comblerais.
- Nissa ! » Dit-elle, au comble du bonheur
« Eh bien Nissa, Je vais devoir te demander un service ma douce.
- Tout ce qu’il vous plaira seigneur ! » Elle était au bord des larmes, ravie de pouvoir lui être utile…
« Je voudrais belle Nissa que tu retrouves mon épées, mon armure et mon cheval. Prend ton temps, écoute les conversations, je suis sûr que tu parviendra à les retrouver. Mais attention ! Personne ne doit savoir que tu les cherches ! C’est bien compris ? » Il sourit lorsqu’elle acquiesça vivement. « Bien ! Une fois que tu les auras trouvé, ou que tu auras appris où elles sont, tu viendras me le dire, et je te dirais ce qu’il te faudra faire ensuite. T’en sens tu capable ma belle ?
- Oui !
- Bien ! Je te souhaite bonne chance ma douce. »

Pour l’encourager, mais aussi pour renforcer son emprise, il se pencha légèrement en avant et posa délicatement ses lèvres sur celles de la jeune femme. Elle hoqueta de surprise et de bonheur avant de se presser amoureusement contre l’incube.

« Va maintenant ! Mais souviens-toi ! Personne ne doit savoir ce que je t’ai demandé, ni que je t’ai demandé quelque chose ! »

Elle hocha la tête, puis fit exactement ce qu’il lui avait demandé. Elle ramassa le broc d’eau, s’approcha de la porte et demanda à sortir. Le garde ouvrit, lança une pique à Ill’, eu quelques propos insultants envers Nissa, puis referma la porte sous le rire gras de son camarade.

Bon… Les choses se présentaient mal. Mais il avait saisit la première occasion qui s’était présentée ! Et il était encore en vie ! La visite que lui avait annoncé le garde le mettait mal à l’aise… Surtout qu’il se souvenait des paroles du général, à la fin de la bataille…
« Tu feras l’affaire. Tu seras un cadeau parfait pour elle. » De qui parlait-il ? Mystère ! Et de quel genre de cadeau il serait ? Belle pièce de viande pour la gardienne d’une quelconque humaine qu’il souhaitait combler ? Futur trophée dans une salle de chasse un peu particulière ? Ou alors une belle descente de lit en peau ? Un Esclave ? Un « penche-toi-là »* ? Bref, il n’était pas sortit de l’auberge !

Il passa quelques heures suspendus à ses chaînes. Des démangeaisons atroces parcouraient ses mains à cause du manque de circulation. Il s’efforçait de respirer profondément. Car dans cette position, il aura bientôt du mal à respirer. Peu après le départ de Nissa, il avait entendu une grande agitation dans le camp. Pour la deuxième fois de la journée, sa porte s’ouvrit. Un deuxième repas ? Rien n’était moins sûr ! Le garde n’avait fait aucun commentaire. Son comportement bravache avait disparu, remplacé par une terreur et une humilité sans borne. La personne qui allait entrer était haut gradé ! Il en aurait mis sa main à couper ! Mais comme la dernière fois, le soleil envahit la pièce, ne lui laissant distinguer qu’une silhouette au milieu de la porte…




*
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Lilou Askaràn
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MessageSujet: Re: Il y a bien longtemps, une belle succube eut sous la main un petit incube... [Hors temps avec Lilou]   Mar 21 Sep - 21:17

Entrant dans le campement au galop, la cavalière se rendit avec son destrier droit dans la tente du plus haut grader du campement. Si celui-ci la reconnut immédiatement, deux jeunes recrues entrèrent à leur tour, armées d’arbalètes. Ils n’avaient pas reconnu la silhouette masquée par une lourde cape, ni même l’étalon à la robe de couleur nuit qui la portait.
Descendant de sa monture, elle lança les rennes au général sans plus de cérémonie et se tourna vers les deux opportuns. Sans un mot, elle avait jusque là accepté d’obéir aux ordres hurlés par les deux intrus.
Mais cela ne devait pas durer… Relevant la capuche de sa cape, elle se dirigea droit vers eux et en moins de quelques secondes son pouvoir s’écoula avec violence en eux jusqu’à ce que plus aucune volonté, si ce n’est de lui plaire, n’apparaissent dans leur regard vide. Cela avait été fait avec une rapidité si soudaine que le général n’avait pu réagir. Croyant que Lilou ne leur ferait qu’une simple frayeur, il n’avait rien dit, observant le spectacle qui allait se déroule devant ses yeux.
Immédiatement les deux hommes se jetèrent à ses pieds pour lui demander son pardon ou la mort. Pointant un doigt pâle vers la sortie, la succube ne leur accorda même pas un regard tendis qu’une voix froide et agressive emplissait la pièce :


« Bande d’abrutis, allez plutôt voir Pez, il saura comment faire que vous vous rachetiez… »

Avec un soupir de dédain le général regarda les deux hommes repartirent de la tente tout en se battant pour tenir les rennes du cheval de nuit qui appartenait à la succube.
Thuk et Sroms n’avaient eu que ce qu’ils méritaient. Et puis, heureusement, ils n’étaient pas une grande perte pour lui. Cependant, si eux ne l’étaient pas, il y en avait d’autres, ici, qu’il voulait garder à ses ordres. Or, la plupart exciteraient très certainement les appétits de la conseillère. Remarquant que la grande dame était de méchante humeur, le général se félicita d’avoir préparé un accueil digne de son invitée. Grâce à sa belle prise, elle serait sans doute de meilleure humeur et laisserait ses hommes en paix…
S’inclinant avec respect, il ne reprit une position verticale que lorsqu’elle le dépassa et s’installa sur son siège.


« Conseillère… Une salle a spécialement été ménagée sur le campement pour vous… Un présent vous y attend déjà… »

A ces mots un mince sourire de prédateur se dessina sur les lèvres de la succube. Les sorassiens savaient accueillir leurs hôtes de marques. Il n’y avait pas que le gîte et le couvert, non, on lui offrait aussi un divertissement digne de sa personne… A moins que ce soit pour avoir la certitude qu’elle ne s’attaquerait pas aux troupes ?! C’était tout à fait probable, mais cela n’avait aucune importance aux yeux de la démone.

Sans répondre, Lilou baissa les yeux vers le général et inclina la tête. Il pouvait la laisser seule à présent. Elle désirait se changer et se rafraichir de son long voyage avant d’aller se divertir…
La comprenant surement, le général n’émit aucun commentaire et disparut en peu de temps. Il devait être bien trop heureux de la laisser et de pouvoir prévenir ses hommes de sa présence pour ne pas vivre d’autres pertes idiotes.

Prenant un bon bain chaud, la succube se laissa glisser dans l’eau brûlante. Tout son corps était endoloris par les journées qu’elle venait de passer à galoper. Cela faisait près d’une semaine qu’elle avait quitté le château, passant de camp en camp, vérifiant avec les hommes la bonne marche des différentes attaques, vérifiant encore et surtout la loyauté des plus influents… Si certains avaient eu des envies de détourner les forces de Soras à leurs profits, l’envie devait leur être passée à présent.

Puis, se redressant de toute sa hauteur, elle sortit et enfila la tenue la plus appropriée pour son activité future. Elle se sentait assez ragaillardie pour y passer toute la fin de la journée et peut-être même la nuit…
Elle remit sa cape, pour voyager dans le campement en paix et fit signe à Pez qu’il était temps qu’il la suive et lui apporte ses jouets.
On la conduisit alors à une large tour de pierre qui trônait au centre du campement. On lui présenta la lourde porte de bois pour enfin la laisser seule.

A mesure que la démone entrouvrait la porte, elle eut tout le loisir d’observer un rai de lumière lécher le corps de sa victime. Durant ces quelques secondes, qu’elle appréciait presqu’autant que la suite des évènements, elle découvrit son futur jouet sans qu’à l’inverse il ne puisse la reconnaître. En effet, le soleil dans son dos devait très certainement éblouir les yeux de la personne qui avait été « cueillie » sur le champ de bataille.

Et quelle fleur ! Si les yeux de Lilou ne la trompaient pas, il devait s’agir du démon qui était venu un beau jour au royaume pour purement et simplement tuer son père. Le combat avait été l’un des plus beaux auxquels la succube avait assisté. Ce qui n’était pas peu dire. Mais ce n’était pas pour cette raison qu’elle se souvenait encore de son visage. Non, en réalité, ce qui l’avait ben plus marquée, c’était qu’il ait refusé d’entrer au service de Soras alors que le roi lui-même lui en avait fait la proposition… Et pas seulement par esprit belliqueux, non par pure idiotie… Pour rejoindre les elendiliens… Quelle honte… mais surtout quelle tristesse… Un si bon combattant qui préférait rejoindre le clan des faibles…

Et en parlant de faiblesse… Elle n’en revenait pas d’avoir une si belle prise ! Il faudrait qu’elle pense à féliciter les hommes, enfin si elle y pensait en sortant de cette pièce. Quittant sa position, elle fit un pas en avant dans la pièce. Dès lors, son visage apparut dans la faible lumière des lieux tandis qu’un sourire plein de promesses se dessinait sur ses lèvres. Abandonnant sa cape, la jeune femme découvrit la tenue qu’elle portait pour ce genre d’occasion. Toute une tenue de cuir rouge qui moulait tout son corps comme une seconde peau, des chevilles, en passant par ses poignets. C’était la tenue qu’elle aimait porter lorsqu’elle comptait faire saigner abondamment son prisonnier. Après tout, le sang était difficile à faire nettoyer au parfois, il lui arrivait de vouloir protéger les vêtements auxquels elle tenait.

Se tournant à nouveau vers l’entrée, elle claqua de la langue. Le signal émis, il ne fallut pas une seconde pour que trois hommes entrent dans la pièce. Le premier qui s’inclina respectueusement devant la conseillère reçu un bref sourire de la succube avant que cette dernière ne se retourne. Comprenant qu’il ne devait pas déranger plus longuement sa maîtresse, Pez se retourna et retourna en vitesse auprès de ses deux comparses. Si lui semblait agir comme tout esclave normal, il était évident que les deux autres avaient été envoûtés par la succube. Il la servait avec une déférence sans limite, se prosternait devant elle dans le seul but d’obtenir un regard (qui ne venait pas), n’obéissait à Pez que parce qu’il était clair que pour plaire à Lilou c’était la seule possibilité…

Quand enfin les trois comparses sortirent, la pièce était totalement différente. Au centre, face au démon se tenait une table en bois avec une seule chaise qui elle aussi lui faisait face. Puis sur le lit de paille avait été installé sur un tissu rouge soyeux toutes sortes d’objets et d’armes en tout genres. Une vraie foire aux monstruosités. Pourtant nettoyée et affutée de près, elles brillaient dans la faible lumière. Au fond de la pièce, plusieurs malles promettaient elles aussi bien des surprises mais aucun des trois n’avaient osé y toucher…

Se tournant enfin vers lui, Lilou sourit. Elle avait assez patienté, il était à présent temps de passer à l’action. Se dirigeant vers l’une des malles, elle s’accroupit et l’entrouvrit. Elle en sortit alors une longue chaîne d’argent Ainsi qu’une large bande de cuir sur laquelle était fixé un anneau métallique. Satisfaite de sa trouvaille, elle revint vers le jeune homme auquel elle n’avait toujours pas adressé la parole…


« Sais-tu qui je suis ? »

Laissant la chaîne glisser entre ses doigts fins, elle se mit à jouer avec les mailles. A présent, elle se trouvait juste en face de son prisonnier à quelques centimètres à peine, le regard planté dans le sien. Quoi qu’il réponde, elle n’en avait que faire. Ce qui était sûr, c’était qu’à la fin de ce tête à tête, jamais il ne l’oublierait.
Et s’il était encore en vie, ce dont Lilou doutait, elle le mènerait à Markhal… Juste pour que le roi puisse se distraire un peu.
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